Le Blog de l'actualité littéraire

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vendredi 5 septembre 2008

Les Accommodements raisonnables de Jean-Paul Dubois

les accommodements raisonnables Le nouveau Dubois ? Digne d’une superproduction hollywoodienne !
Tandis que la France du printemps 2007 élit le sixième président de la Ve République, la paisible famille Stern, de Toulouse, est décoiffée par le vent du changement !
Alexandre, le patriarche, héritier d'un frère richissime, de son bateau et de... sa compagne, se jette dans une existence tumultueuse et exubérante. Paul, son fils, scénariste plus ou moins raté, se fait happer à Hollywood par un monde étrange et perturbant où sexe, drogue, argent et paillettes sont le quotidien. Quant à la femme de Paul, Anna, elle sombre dans la dépression et le sommeil... Jusqu'à ce que Paul la retrouve, mais avec trente ans de moins, sous les traits de Selma, assistante de production désespérée, dangereuse et terriblement attirante ! Retrouvant le souffle romanesque d'Une vie française, Jean-Paul Dubois signe un roman passionnant mais inquiétant sur l'Amérique d'aujourd'hui.

Rencontre

Vous peignez un tableau au vitriol du Hollywood contemporain, même si la satire n’exclut pas la sympathie...
Jean-Paul Dubois :
Hollywood est une industrie, avec ses usines, ses cadres, ses ouvriers, ses patrons, ses intérimaires. Ce monde possède son histoire propre. Certains acteurs que j’évoque, ne font plus réellement partie de la modernité cinématographique. Ils incarnent une période légendaire avec ses mythes et ses excentriques. Le temps les a rattrapés, bientôt ils n’existeront plus. C’est cette anomalie qui les rend sympathiques. Ils ne font plus peur. Ils n’appartiennent plus à la machine ambitieuse et vorace de l’industrie moderne du divertissement.

A vous lire, on a le sentiment que la France est de plus en plus minuscule par rapport aux Etats-Unis...
Jean-Paul Dubois :
Si l’on considère que chaque Etat est une petite tumeur ambitieuse, il est évident que les risques de métastases françaises sont bien minuscules comparés aux multiples cancers de l’empire américain. Du point de vue du pathologiste, l’examen de cet immense corps économique et guerrier est un inépuisable sujet d’interrogation sur l’usage que nous faisons de ce monde et la place que nous y tenons.

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jeudi 4 septembre 2008

C'est la rentrée des classes

Voici une sélection d'ouvrages pour bien préparer la rentrée !
grammaireLa grammaire en s'amusant
Lauréat du Goncourt il y a quelques années avec La Bataille, Patrick Rambaud avait fait une promesse aux jeunes jurés du Goncourt des lycéens : écrire une grammaire agréable et facile à comprendre. C'est chose faite avec ce dialogue entre un grand-père taquin et son petit-fils de sept ans, légèrement insolent, gavé de télé et de jeux vidéo. Une bonne méthode pour comprendre ou expliquer la simplicité et l'utilité de la grammaire. Un moment de bonheur qui permet d'effectuer une excellente remise à niveau.
bled
Depuis des décennies, il évite des sueurs froides à bien des élèves. Car Le Bled détient les réponses à toutes les questions ! En orthographe, en conjugaison ou en grammaire, aucune des difficultés que vous pourriez rencontrer n'est oubliée. En outre, et pour être sûr d'avoir bien compris, il vous propose plus de deux cents exercices d'entraînement pour arriver à une parfaite maîtrise du français.
dictionnaireAvec ses 62 000 mots communs, ses dossiers exhaustifs, sans oublier les encadrés culturels qui détaillent l'histoire des expressions et des locutions, le tout admirablement présenté, Le Larousse des noms communs est non seulement un indispensable, mais également le futur compagnon de moments de découvertes passionnantes.
culture generaleLa culture générale pour les nuls est dédiée à tous les domaines du savoir, et vous permettra d'acquérir le minimum d'infos requis pour pouvoir suivre n'importe quelle conversation, quel que soit le sujet abordé : astronomie, histoire de l'humanité, géographie mondiale, arts, littérature, sciences, sports, religions, philosophie... Grâce à un système de classification efficace et d'icônes immédiatement repérables, vous serez désormais à même de briller en société !
culture generaleHarrap's nous propose cette année une méthode de perfectionnement, reposant sur une pédagogie originale et conviviale. Il s'agit de proposer à toutes celles et ceux qui possèdent de bonnes bases en anglais, une méthode adaptée à leur niveau. Des dialogues vivants, un vocabulaire actuel, des documents variés tirés des médias, des activités très progressives, une dimension culturelle importante, une maquette distrayante et illustrée : ce coffret constitué d'un livre et de deux CD audio, vous ouvrira grand les portes du bilinguisme.

mercredi 3 septembre 2008

Le Coeur glacé d'Almudena Grandes

Divine ballade espagnole
Fresque magistrale de l’Espagne d’aujourd’hui, hantée par les décennies franquistes ; autopsie d’un amour malmené par l’histoire... grande est la plume d’Almudena !
Le roman d'Almudena Grandes, qui a connu un énorme succès en Espagne, possède à la fois l'ampleur d'une fresque historique et la profondeur psychologique d'une inoubliable histoire d'amour.
Cela commence par un coup de foudre. Pour Raquel, Alvaro va quitter son épouse et son fils. Mais cette passion prend un tour déchirant lorsque leurs origines apparaissent au grand jour. Raquel est la descendante de républicains exilés en France. Alvaro est le fils d'un odieux opportuniste qui a bâti une énorme fortune sous Franco. Peuplé de personnages extraordinaires, Le Coeur Glacé nous livre un tableau grandiose de l'Espagne depuis 1936 jusqu'à nos jours.

“Almudena Grandes est l’un des plus grands écrivains de notre temps. Son dernier roman, Le Coeur glacé, ambitieux, profond et passionnant, en est une nouvelle preuve.”
Mario Vargas Llosa

mardi 2 septembre 2008

J'ai 100 ans et je voudrais vous dire de Soeur Emmanuelle avec Jacques Duquesne et Annabelle Cayrol

soeur emmanuelle La religieuse préférée des Français a toujours été si active et si vivante, que personne ne s'est aperçu qu'elle était devenue centenaire ! Pour fêter cet anniversaire exceptionnel, un grand journaliste, Jacques Duquesne, et une productrice de télévision (amie de Soeur Emmanuelle), Annabelle Cayrol, sont allés l'interviewer en Provence, dans la maison de retraite où, bon gré mal gré, elle a finalement accepté de rejoindre d'autres soeurs de sa congrégation.
De quoi la religieuse et ses interlocuteurs ont-ils parlé ? Strictement de tout. Sans tabou, Soeur Emmanuelle aborde les questions les plus personnelles (savez-vous pour quelle raison insolite elle est initialement entrée dans les ordres, faisant vibrer sa motivation jusqu'au bout ?) et aussi les sujets les plus troublants (notamment son renoncement à avoir une vie de couple). Avec le ton truculent qu'on lui connaît, à coups d'anecdotes jamais racontées jusqu'ici, la rebelle rayonnante nous entraîne dans son univers, paradoxalement riche de s'être confronté avec amour aux pires misères du monde. Un témoignage rare.

Sa vision de la mort
Quand on lui demande comment elle voit la mort, Soeur Emmanuelle cite Théodore de Ratisbone : "La mort ? Ce sont des retrouvailles entre un enfant et son père chéri."
Elle ajoute : "Moi, je partirai vers Dieu comme une fusée !"

lundi 1 septembre 2008

Le Cas Sonderberg d'Elie Wiesel

Wasserman, jeune journaliste new-yorkais, qui, bébé, a échappé aux camps de la mort, est chargé de "couvrir" le procès Sonderberg : l'étudiant allemand Werner Sonderberg est accusé d'avoir assassiné son oncle, Hans Dunkelman, avec lequel il était parti en randonnée dans les monts Adirondacks.
D'abord étranger aux débats - il est spécialiste des pages théâtrales -, Wasserman ne tarde pas à se passionner pour la personnalité de Sonderberg, qui s'affirme coupable de la mort de Dunkelman, et également non-coupable... Coupable et non-coupable, que peut-il entendre par là ? Pour le journaliste, le drame judiciaire, relancé par un stupéfiant coup de théâtre, va remettre en cause la vision qu'il a de son propre passé et de son destin, et même son identité.
Prix Nobel de la paix, écrivain qui cherche inlassablement à déchiffrer le mystère de l'homme et le sens du mal, Elie Wiesel signe ici un roman capital.

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vendredi 29 août 2008

Nos meilleures ventes de la Revue d'aout

1. La Consolante
d'Anna Gavalda
Lire l'article et l'interview
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6. Le Sphinx rouge
d'Alexandre Dumas
2. Le Poids du passé
de Charlotte Link
7. La Croix des assassins
de Jacques Ravenne
3. La Princesse des glaces
de Camilla Läckberg
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8. Je veux vivre
de Jenny Downham
4. L'Anglais avant de partir
Harrap's
9. Le Violon d'Hitler
d'Igal Shamir
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5. Triptyque
de Karin Slaughter
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10. La Chinafrique
de Serge Michel et Michel Beuret
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jeudi 28 août 2008

Délivrez-nous du mal de Romain Sardou

Entre simulacres et vrais miracles, le Moyen Âge selon Romain Sardou
Avec ce sixième opus, Romain Sardou a écrit son roman le plus angoissant, le plus noir, et en même temps le plus lumineux. L'histoire commence dans un village du Quercy à la fin du XIIIe siècle, lorsqu'une troupe de soudards mystérieux enlève un petit garçon doué de pouvoirs miraculeux.
Dans toute la chrétienté, des enfants "anormaux" sont kidnappés, des reliques de saints sont dérobées, des hommes de bien sont assassinés. Pour Benedict Gui, détective privé avant la lettre, la clef de l'énigme réside à Rome, dans l'entourage d'Artémidore de Broca, un prélat vieux comme Mathusalem qui fait et défait les papes - et dont certains se demandent s'il est au service de Jésus-Christ ou de Lucifer...

Rencontre

Comment un jeune écrivain d’aujourd’hui peut-il se pénétrer des mentalités médiévales, où le surnaturel se mêlait à la réalité quotidienne ?
Romain Sardou
: Bien entendu, je me repose énormément sur les travaux des éminents historiens qui ont écrit sur cette période du XIIIe siècle. Ensuite c’est le travail du romancier de se saisir de tel ou tel fait, type de croyance ou hypothèse d’expert, et de rendre cela romanesque.
L’avantage avec les médiévistes, c’est qu’ils ont la fâcheuse tendance de ne jamais s’entendre ; lorsqu’on les lit, ce n’est pas un Moyen Âge qu’on découvre, mais une sorte de mosaïque où tout le monde est d’accord sur le fond, et personne sur les détails. C’est du pain béni pour un romancier. Je ne dirais pas que je fais mon marché entre tous ces historiens, mais il y a un peu de ça...

Vous nous promenez de Rome jusqu’au Quercy et jusqu’en Bohême. Pensez-vous que l’Europe était plus unie au Moyen Âge qu’elle ne l’est aujourd’hui ?
Romain Sardou
: Plus unie, non, je ne le pense pas.
On a toujours cette fausse idée d’une Eglise romaine ultrapuissante, qui unirait par sa domination les royaumes et les empires. L’Eglise était toujours sur la brèche, et ne manquait pas d’ennemis à sa mesure. En revanche, on a aussi cette fausse idée d’un Moyen Âge immobile, inculte, entièrement prisonnier de ses superstitions. C’est inexact : les clercs, les idées, les livres bougeaient énormément.

Comment bâtit-on une intrigue aussi complexe ? Quels sont vos "secrets" de fabrication ?
Romain Sardou
: Je sais toujours d’où je pars et où je veux arriver. En revanche, de l’un à l’autre, se passent un nombre incroyable de fausses bonnes idées, de pièges dans lesquels je tombe, de repentirs, d’impasses, de retours en arrière, etc. Pour qu’au bout du compte, le début et la fin s’en trouvent parfois changés !

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La revue de septembre est en ligne

Où est-il écrit que la rentrée devrait être un cap difficile à passer ? Certainement pas dans les pages de votre Revue de septembre, où la morosité n’a jamais aucun droit de cité ! Encore moins cette année, où elle se teinte (déjà) d’un petit air de fête.

Il faut dire que pour vous concocter ce petit lot de bonheurs de lecture, nous nous sommes assurés du concours de quelques-uns de ceux qui donnent aujourd’hui ses lettres de noblesse à la scène littéraire française. Ecrivains ou romancières, nous les suivons depuis des années, et vous constaterez vous-même que leur art atteint désormais à une forme d’excellence. Excellence au féminin, avec Amélie Nothomb, Eliette Abécassis, Fatou Diome ou Faïza Guène ; excellence au masculin, avec Laurent Gaudé, Jean-Paul Dubois, Romain Sardou ou Olivier Poivre d’Arvor…
Habituellement jaloux de leurs "secrets de fabrication", ils n’ont pas hésité à répondre, tout spécialement pour vous, à une question à la fois évidente et essentielle : qu’est-ce qui vous a inspiré ce roman ? Réponse — tantôt émouvante, tantôt drôle, mais toujours passionnante —, où le voile se lève (enfin) sur une part du mystère de la création !

mercredi 27 août 2008

Les Rêves de mon père de Barack Obama

barack obamaPetit, on l'appelait Barry. Un jour, il est devenu Barack. Entre temps, l'enfant d'un père noir africain et d'une mère blanche américaine a vu, dans le magazine Life, la photographie effrayante d'un Noir défiguré pour avoir essayé de se transformer en blanc. Un déclic se produit. Barack assumera son nom, son prénom et la couleur de sa peau.
L'absence du père, retourné en Afrique, la quête identitaire, la découverte de toutes les passions : ce récit tient à la fois du livre initiatique, de l'autobiographie et de la réflexion pragmatique sur l'appartenance, la liberté, le regard de l'autre. Ecrite il y a plus de dix ans, cette belle palette de souvenirs lève le voile sur la vraie personnalité du candidat démocrate à la Maison Blanche.

Entre nous

A la publication des Rêves de mon père de Barack Obama, les conseillers en communication de son adversaire républicain ont disséqué l’ouvrage, dans l’espoir d’y trouver un dérapage verbal ou une expression malheureuse qu’ils pourraient exploiter. En vain jusqu’à présent…

mardi 26 août 2008

Le Violon d'Hitler d'Igal Shamir

1630, disparition d’un compositeur. De nos jours, un agent secret mélomane enquête.
Un soir de 1940, Hitler reçoit, avec Ribbentrop et quelques officiers, un Américain puissant. Un violoniste joue devant l'assemblée. A la fin de son concert, soudainement, le Führer entre dans une rage noire. Il jette le violon au feu et ordonne l'exécution du musicien.
Cinquante ans plus tard, Gal Knobel, ancien agent secret d'origine israélienne devenu virtuose du violon, et un cardinal du Vatican découvrent que cette mort est liée à un compositeur vénitien mystérieusement disparu en 1630. L'enquête prend alors une toute autre dimension : fouilles dans les archives du Vatican, traque en Amérique du Sud pour retrouver les nazis témoins du drame... Et si la vérité révélait des manoeuvres diplomatiques peu avouables ? Voilà qui aurait pu changer la face du monde...

Auteur de romans d’espionnage et de méthodes de violon.
Igal Shamir est né en Palestine. Violoniste de renommée internationale, ses succès ont fait de lui le précurseur de la musique néo-classique dans le domaine populaire. En 1971, il publie La Cinquième Corde, oeuvre dont s’inspire Yves Robert pour Le Grand Blond avec une chaussure noire.

lundi 25 août 2008

La Chinafrique de Serge Michel et Michel Beuret

chinafriqueLes loups chinois sont entrés en Afrique... Alors que l'Occident - en particulier la France - se retire, par pusillanimité ou indifférence, de ce continent devenu cauchemardesque, Pékin y avance, non plus à petits pas, mais à marche forcée.
La Chine ne s'intéresse-t-elle qu'aux matières premières en échange de chantiers géants d'infrastructures ? Pas sûr. De l'Algérie à l'Angola, de l'Egypte à l'Ethiopie, les Chinois investissent, prêtent, achètent, vendent, prennent des risques et s'engagent sur le long terme, sortant l'Afrique de la stagnation et la faisant enfin entrer dans la mondialisation. Mais demain ? Néo-colonialisme impitoyable ou bien vrai partenariat Sud-Sud ? Un passionnant voyage dans quinze pays, qui raconte ce que la Chine fait et veut vraiment en Afrique.

Lire le premier chapitre du livre La Chinafrique

vendredi 22 août 2008

Agônia de Thierry Serfaty

La tension monte d'un cran dans ce nouvel opus du génial Serfaty !
Retour à la case départ pour les époux Flamand, enquêteurs préférés de l'auteur-médecin. L'enquête qu'ils pensaient avoir bouclée avec la mort du maître de Fight, spécialiste des manipulations mentales, est réouverte après la découverte d'autres décès étranges à l'Institut de soins psychologiques.
Pour ce nouveau défi, Erik et Laura, toujours amoureux mais un peu en froid, peuvent compter sur leur chère collègue de la Crime, Marina, et aussi sur une nouvelle complice : Marlène, prof de sport à l'Institut. Cette fine équipe, qui n'est pas sans rappeler la série Les Experts, s'aperçoit que le maître a laissé derrière lui des disciples, que la clinique tourne à la secte, et que les enfants venus y guérir de leur phobie sont en danger. La tension monte d'un cran, lorsque Léa, leur petite protégée, disparaît... Un polar choc qui joue avec nos nerfs.

Extrait

« — Il est mort, bon sang, on l’a eu leur maître ! Il est mort, répéta Laura, incrédule. (...)
— Ces jeunes gens que tu as vus se faire dévorer par des fauves, sauter d’une tour, s’encastrer dans un mur au volant d’une voiture lancée à folle allure, toutes ces personnes étaient manipulées par un seul type qui leur avait donné la possibilité médicale — ou plutôt chirurgicale — de s’affranchir de la peur, donc de leur phobie. C’était leur maître... »

Le site de Thierry Serfaty

jeudi 21 août 2008

Triptyque de Karine Slaughter

Triptyque"Le meilleur de la littérature criminelle." Michael Connelly
Ouvrir ce thriller très haut de gamme, c'est entrer dans un univers noir, ultraviolent et en même temps pétri d'humanité : la banlieue d'Atlanta. Trois destinées vont s'y entrecroiser ; trois hommes vont y jouer leur existence à quitte ou double.
Un inspecteur local, qui enquête sur le meurtre sauvage d'une prostituée. Un agent spécial, chargé de remonter la piste d'un tueur en série qui sectionne la langue de ses victimes. Et un pauvre type récemment libéré après avoir purgé vingt ans de prison pour l'assassinat et l'ablation de la langue d'une jeune fille... Karin Slaughter a construit une des intrigues les plus remarquables de ces dernières années : elle joue avec les nerfs de ses lecteurs jusqu'à la dernière page !

“Meurtre d'une adolescente de Decatur.
Hier matin, les parents de Mary Alice Finney, quinze ans, ont retrouvé leur fille morte à leur domicile d'Adams Street. La police n'a communiqué aucune information sur ce crime, indiquant seulement qu'elle traitait l'affaire comme un homicide et qu'elle interrogeait les dernières personnes à avoir vu Mary Alice Finney vivante. (…) Elève régulièrement inscrite au tableau d'honneur du lycée de Decatur, Mary Alice était un membre très actif de la brigade des pompom girls de l'équipe sportive de son lycée, et elle avait été récemment élue déléguée de sa classe de seconde. Des sources proches de l'enquête ont confirmé que le corps avait été mutilé.”

mercredi 20 août 2008

Les Nébuleuses de Magellan d'Henri Sacchi

Voici le premier épisode des aventures de Victor Lempereur, jeune et fringant détective, qui nous transporte dans l'instable Chili des années 1920, et dans ce bout du monde qu'est la Terre de Feu.
Chargé de rechercher trois ouvriers français travaillant dans des mines de nitrate et mystérieusement disparus, Victor se heurte à une dure réalité : des entrepreneurs corrompus, comme le redoutable Barrios et ses terrifiants milicianos, se servent des mineurs comme de bétail, et n'hésitent pas à transformer en cadavres les plus récalcitrants ! Aiguillonné par la belle Inès, infirmière et Pasionaria des ouvriers, Victor va se livrer à une dangereuse chasse à l'homme dans ces paysages magnifiques et hostiles, qui cachent pièges et surprises... Un roman très réussi et palpitant.

mardi 19 août 2008

La Porte du non-retour de Michel Peyramaure

L'esclavage constitue de toute évidence une tache indélébile dans l'histoire de France. Mais pour en mesurer toute l'horreur, il faut envisager ce commerce avec les yeux d'un homme du XVIIIe siècle.
C'est ce que fait admirablement Michel Peyramaure en prêtant sa plume à François Dumoulin, un brave garçon qui entre au service d'un armateur négrier. Au fil des années, il apprend toutes les ficelles du métier. Partis de Nantes ou de Bordeaux, les navires de la traite vont charger leur "marchandise" au Cap-Vert ou à Gorée, près de Dakar, puis la revendent en Martinique ou à Saint-Domingue. Jusqu'au jour où Dumoulin comprendra que ces "animaux savants" sont des hommes à part entière.

Extrait

« L’idée m’est venue d’entreprendre un récit, non sous forme de mémoires, car je ne suis pas un personnage digne de passer à la postérité, mais de témoignage sur le temps des négriers.
(...) En ce qui concerne mes activités d’esclavagiste, le repentir n’est pas tombé sur moi comme par un coup de vent par une mer calme. La porte derrière laquelle j’abritais mes scrupules ne s’est ouverte que lentement et parfois en grinçant. Avec les temps de réfl exion qu’elle suppose, la retraite a provoqué les dernières poussées. Je vis aujourd’hui devant une porte largement ouverte sur le passé, ses lumières et ses ombres. »