Le Blog de l'actualité littéraire

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vendredi 28 décembre 2007

Le Secret de Lily Quinn de Paullina Simons

Belle, riche et pourtant...
Lily Quinn est jeune, belle et très riche - elle vient de gagner au loto ! - mais sa vie bascule lorsque sa co-locataire Emmy se volatilise et surtout quand elle apprend qu'elle est atteinte d'une leucémie foudroyante...
Dans ses malheurs, Lily a la chance de croiser la route du séduisant inspecteur Spencer O'Malley qui tombe amoureux d'elle et trouve le temps - malgré la lourde charge de l'enquête sur la disparition d'Emmy - de lui rendre la vie plus douce. Car Lily est de plus en plus mal, le diagnostic vital est compromis et, par ailleurs, toutes les pistes d'O'Malley aboutissent à une conclusion qui ne peut être que dramatique pour sa maîtresse... Ce nouveau Love Story, épicé d'un formidable suspense, va bouleverser et séduire tous les lecteurs.

Le comité de lecture a aimé

Paullina Simons est une magicienne. Une écriture subtile, une histoire d'amour qui marquera durablement le coeur et l'esprit du lecteur, un suspense digne des références en la matière... Un tel cocktail de talents chez un seul auteur est à peine imaginable. Et pourtant, comme nous, vous serez saisi par la perfection de cet ouvrage, oeuvre romanesque qui fera date dans l'histoire de l'édition. A commencer par cette héroïne authentique, dont le combat contre la maladie dépeint avec justesse et intensité. Il fallait oser le mélange des genres... Paullina Simons fait mieux que cela : elle y excelle !

jeudi 27 décembre 2007

Destinataire inconnu de John Dunning

L'inspecteur Cliff Janeway, en charge des homicides, est aussi collectionneur avide d'éditions rares et de livres précieux. Quand Bobby, un des jeunes chineurs chargés de lui trouver la perle rare, est battu à mort dans une ruelle, Cliff n'a d'autre obsession que de coincer la petite frappe locale, Jackie Newton, dont le passe-temps favori consiste à tabasser les clochards.
Mais la rage de Janeway, qui regrette souvent de ne pas avoir les coudées franches, lui fait commettre une bavure qui lui coûtera son insigne. Revenant à sa passion première, il ouvre alors une petite librairie. Lorsqu'apparaissent sur le marché les livres rares que lui avait promis Bobby, il s'ensuit une hécatombe : Cliff, au risque de sa vie, ne peut s'empêcher de remonter la piste...

L'extrait

Bobby le Chineur a été abattu à minuit, le 13 juin 1986. Ce fut le premier élément étrange, appelant cette question : que faisait-il dehors, si tard dans la nuit ? Pour Bobby, minuit, c'était l'heure du crime, et le vendredi 13 une journée à rester au lit. On l'a retrouvé dans une ruelle, sous une de ces échelles rétractables en fer qui donnent accès à l'escalier de secours - encore un détail curieux. De son vivant, Bobby ne serait jamais passé sous une échelle, donc, quand certaines personnes dans le commerce du livre, à Denver, ont appris qu'il était mort à cet endroit, elles y ont vu une certaine ironie.

mercredi 26 décembre 2007

Le Roman de George et Martha de Mary Higgins Clark

Avant de fourrager dans les abysses de la littérature noire, Mary Higgins Clark a écrit des feuilletons historiques pour la radio. Un épisode consacré au premier président des Etats-Unis l'a amenée à questionner davantage la figure héroïque de l'indépendance. Parue en 1969, cette biographie romancée offre à tous les aficionados de la reine du crime de découvrir une autre facette de son talent.
George Washington, sous sa plume, n'est plus seulement une légende, mais un homme de chair et de sang que l'on suit depuis sa jeunesse jusqu'à la fin de son deuxième mandat. Mais surtout, la romancière ne commet pas l'erreur de laisser dans l'ombre l'épouse. Dès lors, une grande page de l'histoire révèle, en filigrane, une grande histoire d'amour.

lundi 24 décembre 2007

Le Carnet d'or de Doris Lessing

Doris Lessing a dû aborder les rives de la vieillesse avant de se voir attribuer la plus haute distinction littéraire, le prix Nobel. Ses pérégrinations, de l'Iran, sa terre natale, à l'Afrique et Londres où elle a enfin connu la liberté, et les luttes qu'elle a menées contre le racisme et le colonialisme ont nourri une oeuvre magistrale, dont Le Carnet d'or est le plus beau fleuron.
Dans ce roman, une foule de personnages se croisent, s'aiment et se déchirent, avec au centre, Anna Wulf, double de l'auteur, qui consacre son journal à son métier d'écrivain, ses activités politiques, et surtout à ses scandaleuses et incandescentes amours... Le Club est heureux de vous présenter un chef-d'oeuvre (prix Médicis étranger 1976), qui analyse avec subtilité les rapports entre hommes et femmes.

vendredi 21 décembre 2007

Les Chemins de la communale d'Antonin Malroux

1954. Estelle est confiée à ses grands-parents qui habitent un petit hameau en Auvergne pour poursuivre sa scolarité et passer le certif dans l'école du village. Mais les drames de la Libération ne sont pas encore effacés, et l'arrivée de la jeune fille fait ressurgir un passé douloureux. Dix ans plus tôt, la famille Libéral a vécu un véritable enfer.
Accusé d'avoir dérobé une forte somme d'argent à la Résistance, le père, maquisard pourtant honnête et courageux, avait dû partir se réfugier en Provence, emmenant avec lui son épouse et sa fille. Aujourd'hui Estelle veut comprendre pourquoi son aïeule a perdu l'usage de la parole depuis ce fameux jour, pourquoi ses grands-parents sont encore au ban du village. Et elle retrouvera les chemins de la vérité, avec l'aide de l'instituteur et du jeune Augustin, qui n'a d'yeux que pour elle...

Rencontre

Pour écrire cette histoire cous êtes-vous inspiré de faits réels ?
Antonin Malroux
: Non. Cette histoire est une pure fiction. Mais ce qui lui sert de cadre est bien réel : la situation dans le campagne auvergnate des années 1950, les enfants et l'écoles, le certif (que j'ai passé !)... C'est pourquoi j'ai écrit ce livre avec beaucoup de bonheur.

Les leçons de morale tenaient-elles beaucoup de place à l'école, dans ces années-là ?
Antonin Malroux
: Les chemins de la communale étaient un peu les premiers chemins de la vie. L'instituteur des années 1950 cherchait à transmettre aux enfants le sens de l'existence, par la morale et l'instruction civique. Dans ce roman, le maître joue un rôle essentiel dans le jaillissement de la vérité.

Et il suffit qu'une écolière revienne dans son hameau pour faire ressurgir un passé douloureux ?
Antonin Malroux
: A la campagne, les gens n'oublient pas. Ils ont l'air d'oublier, mais tout reste enraciné. Ils attanchent une grande importance à l'honneur. Au moindre courant d'air, les braises repartent.

jeudi 20 décembre 2007

Les gens heureux ont une histoire de Michel Jeury

La vie n'est pas un long fleuve...
En choisissant de raconter sa vie et celle de sa famille dans l'Agenais à sa petite-fille Fanny-Fa, Jean Romain, soixante et onze ans, accomplit un acte d'amour.
Car l'adolescente, trop pressée d'entrer dans le monde des adultes, est ce que l'ex-instituteur aime le plus au monde depuis qu'un drame l'a privé, il y a des années, de sa fille Ludivine... Pourtant, avec sa femme, il a eu d'autres enfants : Lydia, la courageuse, et Emmanuel, le frimeur, qui refuse obstinément d'être père... Au-delà des mensonges, trahisons, séparations, des guerres et galères familiales, Jean, au crépuscule de sa vie, se veut serein - ou désabusé. Il ignore qu'il n'y a pas d'âge pour les surprises désagréables... Un magnifique roman, douloureux et plein d'humour, sur l'existence.

mercredi 19 décembre 2007

Deneuve - L'Affranchie de Bernard Violet

La face cachée d'une belle de jour.
Biographe du commandant Cousteau, de l'abbé Pierre, d'Alain Delon et de Johnny Hallyday, Bernard Violet sait aller chercher la part de vérité qui se cache derrière chaque mythe. Catherine Deneuve, star s'il en est, a toujours contrôlé son image au plus près.
Le passé de son père, comédien qui a beaucoup travaillé sous l'occupation nazie, est ainsi mis à jour pour la première fois. A côté de l'ascension d'une jeune fille précoce, Bernard Violet nous éclaire sur une carrière magnifique de longévité et d'éclectisme, jalonnée de rencontres avec des hommes qui ont compté : Vadim et Mastroianni, pères des deux enfants de Deneuve, mais aussi Johnny Hallyday, François Truffaut, Pierre Lescure, sans oublier son mari, le photographe David Bailey. Une biographie "non autorisée" mais jamais agressive, bâtie sur une enquête des plus solides.

Interdiction

Si aucune photographie de Catherine Deneuve n'illustre la couverture du livre que lui consacre Bernard Violet, c'est parce que la star s'y est opposée au nom du "droit à l'image". Dès le début, elle a fait prévenir l'auteur par ses avocats : elle n'a jamais participé à ce genre d'ouvrage et n'a pas l'intention de varier ; attention, donc, à ne pas franchir la ligne jaune... Elle a également dissuadé plusieurs proches, dont sa mère, de se confier à ce biographe dont elle se serait bien passée. résultat : beaucoup de grands noms du cinéma ont parlé à Bernard Violet sous couvert d 'anonymat.

mardi 18 décembre 2007

Nous ne sommes pas seuls dans l'univers d'Igor et Grichka Bogdanov

Les frères Bogdanov ont le talent de savoir partager leurs travaux complexes et fascinants avec un large public. Avec eux, « extra-terrestre » est à prendre au sens sérieux et scientifique du terme. Nous sommes loin des petits hommes verts désireux d'anéantir la vie sur Terre...
Les jumeaux sont certains de l'existence d'une autre forme de vie dans le système solaire (chiffres à l'appui), là où la présence d'oxygène, même en faible quantité, ou d'azote, serait susceptible de faire naître des organismes vivants. L'objet de cet ouvrage superbement illustré, est d'envisager quelles formes pourrait prendre cette vie sur d'autres planètes glacées, désertiques ou jungles. Partez à la découverte d'étonnantes créatures qui pourraient peupler ces mondes... bientôt voisins.

lundi 17 décembre 2007

La Dame de coeurs de Carmen Posadas

Agustina Otero Iglesias, une "femme fatale" ! Plus connue sous le nom de "la Belle Otero", celle qui commença sa vie en mendiant ne tarda pas à façonner par ses innombrables mensonges l'un des personnages les plus fascinants de son époque et devint, en peu d'années, l'étoile du firmament artistique mondial.
Rarement un être du sexe féminin fut tant désiré par tant d'hommes puissants - de ce Jurgens transi d'amour qui la lança sur les scènes de New York aux milliardaires et têtes couronnées (le prince de Galles, le Kaiser Guillaume, le Tsar Nicolas II) qui cuirassèrent littéralement son corps de diamants... D'autres, éconduits, renoncèrent à la vie pour Otero... Un passionnant roman-enquête sur la gloire et la décadence du sex symbol de la Belle Epoque.

Carmen Posadas et la belle Otero

Carmen Posadas, intriguée par la Belle Otero que le monde entier connaît, a commencé par lui dédier un article dans la presse, à partir duquel elle a fait de nombreuses rechercher. Qu'est-ce qui avait donc pu pousser cette femme adulée à disparaitre de la scène mondaine à l'âge de quarante-six ans ? Découvrant que la peur de vieillir et d'écorner son propre mythe étaient à l'origine de son sacrifice, Carmen, à l'approche de son propre quarante-sixième anniversaire, s'est penchée sur "le cas Otero". Une femme qui avait fait du mensonge son sacerdoce ne pouvait que fasciner la romancière.

jeudi 13 décembre 2007

Le Renard et l'Enfant

Par les créateurs de La Marche de l'empereur
Après l'immense succès de La Marche de l'Empereur, ses créateurs ont quitté la banquise pour une étonnante promenade dans les bois... Autour de l'idée fabuleuse d'une rencontre entre une petite fille et un renard, ils ont imaginé un nouveau voyage au coeur de la nature secrète et sauvage (la sortie du film dans les salles obscures est prévue pour le 12 décembre).
Ce très bel album présente toute l'aventure en mots et en photos époustouflantes. Il accompagne merveilleusement l'événement cinématographique et permet à nos chérubins de prolonger le plaisir !

mercredi 12 décembre 2007

Vos questions à Max Gallo

Vous avez été très nombreux à poser vos questions à Max Gallo sur son Louis XIV.
Dans un souci de concision, nous avons ici rassemblé les questions qui, sous diverses formes, revenaient le plus fréquemment.
1. Un grand merci pour votre ouvrage : si l'histoire m'avait été racontée à votre façon, aujourd'hui je serais incollable. Comment procédez-vous pour écrire une biographie romancée tout en restant fidèle à la réalité historique ?

Il faut d’abord lire tous les grands contemporains de cette époque : Saint-Simon, Vauban, Madame de Sévigné, s’il s’agit de Louis XIV. Et surtout les lettres « privées » (celles de la princesse Palatine) et les textes du « héros » choisi. On s’enfonce ainsi dans le passé, dans les « psychologies ». Puis on établit une chronologie stricte des événements, on lit les historiens et quand on est entré en communion complète – en obsession –, on commence à écrire. Ma règle : respecter les faits. Mettre en scène le réel pour mieux le dévoiler.

2. Vos deux volumes m'ont rendu nostalgique d'une époque où la France était la première puissance mondiale et où Versailles était la référence absolue. Êtes-vous également nostalgique de cette époque ?

Je ne suis pas nostalgique mais fasciné et admiratif. Visiter Versailles, c’est mesurer l’ambition, la créativité, le génie d’une nation et d’un roi sûrs d’eux-mêmes. Mais il y a tout un « envers » du décor, et j’ai aussi essayé de le montrer.

3. J'ai lu votre Louis XIV après De Gaulle. Vous qui avez étudié leurs vies en détail, pouvez-vous dire lequel a eu pour vous le rôle le plus important dans l’Histoire de France ?

Louis XIV a, par son long règne, donné à son royaume une armature, des manières de gouverner. On parle encore de colbertisme. Les premiers « régimes spéciaux » de retraite – pour les marins et les danseurs de l’Opéra – datent du règne de Louis XIV. De Gaulle a arraché la France à l’abîme. Et lui a rendu sa place.

4. J’ai lu que la mort de Louis XIV avait été saluée par des cris de joie dans toute la France. Qu'en pensez-vous? Cela signifie-t-il que le bilan de ce roi (d’abord le soleil puis l’hiver) reste celui d’un monarque absolu, peu soucieux de son peuple ?

Je cite dans mon livre des vers, des pamphlets hostiles à Louis XIV et très virulents au moment de sa mort. Louis XIV était un souverain de « droit divin ». Les sujets devaient lui être soumis. Il était d’une essence supérieure, pensait-il. Et il pensait en même temps que sa gloire était un don qu’il faisait à ses sujets. Il avait également le souci de la grandeur du royaume. Évitons la maladie contemporaine, l’« anachronisme ».

5. Merci, monsieur Gallo, pour ces livres pleins de vie. Comment vous y prenez-vous pour écrire les dialogues de vos personnages historiques ? Est-ce que vous vous inspirez de documents de l’époque ?

Tout à fait. Des lettres, des mémoires, des témoignages. Il faut de cette manière retrouver le « ton » d’une époque.

6. Est-ce que tout le règne de Louis XIV s'explique par la Fronde, par l'intrusion de la populace déchaînée dans sa chambre lorsqu'il était enfant ?

Les premières années de Louis XIV sont décisives pour sa conception du pouvoir, son rapport aux Grands.

7. Au fond, quel est l'héritage du Roi-Soleil? Pour vous, ce sont plutôt les trésors architecturaux, comme Versailles ? Corneille, Racine et La Fontaine (qui est mon préféré) ? Ou un testament politique sur la souveraineté nationale ?

On ne peut « sectionner » en tranches l’héritage de Louis XIV. Il y aussi bien la révocation de l’édit de Nantes, les répressions sévères contre les paysans, que Versailles, Molière, et une conception du pouvoir de la part d’un souverain qui s’applique à exercer son métier de roi avec obstination et conscience de ses devoirs.

8. Cher Max Gallo, vos deux livres sur Louis XIV sont superbes. Et je voudrais vous interroger sur un petit détail, c'est-à-dire sur le succès incroyable des pièces de Molière. Le grand roi hautain et orgueilleux comme un pharaon avait-il le sens de l'humour ?

Un humour particulier, me semble-t-il : glacé. Et sa place – roi de droit divin – le situait si haut, à part, qu’il « glaçait ». Mais la lecture de son Mémoires pour l’instruction d’un dauphin montre sa grande intelligence et sa lucidité. Posture et apparence de Pharaon, si vous voulez, mais finesse et habileté politiques, homme amoureux des lettres, des arts, de la beauté. Sensible à l’art de Molière, parce que jamais on n’y attaquait le souverain.

9. Quand on pense à Versailles, on pense toujours au luxe inimaginable, à l'étiquette, aux belles marquises et aux duchesses, aux grandes eaux, etc. Mais vous nous rappelez qu’il y avait aussi des deuils sans arrêt, des maladies, des souffrances terribles. Si vous pouviez remonter dans le temps, auriez-vous aimé vivre sous Louis XIV ?

J’ai du mal à répondre à cette question. Je vis dans mon époque. Elle est ce qu’elle est mais c’est la mienne. La nôtre. J’écris cependant des « romans-histoire » parce que nous sommes tous de toutes les époques ; puisque nous sommes tous des héritiers. Et je veux visiter les époques antérieures.

jeudi 6 décembre 2007

Bonne fête au Petit Nicolas !

C'est la Saint Nicolas, l'occasion de vous présenter les Histoires inédites du Petit Nicolas
On pensait qu'il n'y en avait plus ; quel n'a pas été notre étonnement d'apprendre qu'il restait encore à découvrir pas moins de 45 petits joyaux narrant, avec humour et génie, les aventures inédites de ce personnage culte de notre patrimoine littéraire. On y retrouve avec bonheur la chouette bande de copains, les nouvelles mésaventures de papa, maman, mémé ou du voisin, ainsi que de nouveaux venus...

mardi 4 décembre 2007

Amours de Jacques Attali

L'amour ne s'est pas fait en un jour, c'est une longue histoire qui remonte à la nuit des temps, qui s'invente et se réinvente sans cesse. Il en existe tant de formes que le pluriel, en effet, s'impose.
Après un premier chapitre sur les "amours animales", où la survie des espèces donne naissance à de fabuleuses adaptations, Jacques Attali et la journaliste Stéphanie Bonvicini nous parlent donc des amours humaines. Mariages de groupe, circulation des femmes, unions interdites, polyandrie, polygynie, homosexualité, monogamie, ce livre nous invite à vivre en mots et en images (archives, peintures...) l'histoire de l'amour et de ses pratiques à travers les siècles et les civilisations. Un ouvrage splendide, pour lequel vous aurez certainement un vrai coup de coeur !

lundi 3 décembre 2007

Un homme de Philip Roth

Toute notre vie nous payons un tribut exorbitant à notre corps et, à mesure qu'il s'use, il devient notre bourreau au quotidien ! Le héros de ce récit est un ex-publicitaire new-yorkais. Marié trois fois, père médiocre, amant insatiable, frère envieux, fils égoïste et juif athée... un personnage banal, en somme : "un homme".
Il a cru naïvement que la vie lui avait été donnée pour toujours et voilà que, de plus en plus souvent, à coups d'hospitalisations répétées, la mort le nargue, l'enfonce dans sa solitude et sa peur, le met en état de siège permanent alors qu'il est secrètement avide de s'assouvir encore et encore... Chronique sobre, profonde et cruelle du vieillissement, le dernier chef-d'oeuvre de Philip Roth nous concerne tous, sans exception...

Parcours d'un auteur phare des lettres américaines

A soixante-douze ans, il a raflé pratiquement toutes les récompenses - dont le prestigieux prix Pullitzer... Le trépidant Philip Roth s'est fait connaitre dans les anneées 1960. Ses premiers romans - dont Portnoy et son complexe -, considérés comme crus et provocateurs, ont fait scandale. D'abord polémique, donc, il a néanmoins très vite conquis la place méritée et enviée d'auteur influent. Essentiellement autobiographique, l'oeuvre de Roth mélange les genres avec un brio dont peu se montrent capables, passant avec art de la fiction à la confession, dans un style jubilatoire.