Par Stephanie,
mercredi 30 avril 2008 à 09:44 ::Les interviews
Une vie de Florence Nightingale Décorée par la reine Victoria et entrée au musée Tussaud, Florence Nightingale a d'abord été l'héroïne des champs de bataille de Crimée, où son dévouement sauva des dizaines de vies avant d'être à l'origine du métier d'infirmière. C'est grâce à ses écoles, en effet, que ce travail ne fut plus laissé aux prostituées et aux alcooliques, mais exercé par des professionnels.
Devenue célèbre dans le monde entier, cette pionnière eut même la satisfaction de voir les Etats-Unis faire appel à ses services, lors de la guerre de Sécession. Mettant en scène l'Américain Jonathan Brink, lancé dans la rédaction de sa biographie au lendemain de la mort de Florence, ce roman relate de nombreux entretiens avec ses amis, ses collègues et ses proches. Tous témoignent de sa formidable action humanitaire, mais aussi de sa personnalité ombrageuse. Une infirmière de légende.
Rencontre d'un auteur avec son héroïne
C'est au hasard d'une visite à Londres, très précisément au St. Thomas Hospital, que j'ai entendu parler pour la première fois de la Dame à la lampe. Sur un panneau, on pouvait lire : "Florence Nightingale Museum". Nighingale ? Comment dites-vous ? Nightingale ? Ce nom ne veut-il pas dire "rossignol" en anglais ? Quelque peu gêné, je me suis penché vers mon cousin, médecin, qui m'accompagnait ce jour-là, et lui ai avoué mon ignorance. "Shocking ! nightingale ? Mais cette femme est à l'Angleterre, ce que la Seine est à Paris ! Une icône ! Un mythe !"
J'avais évidemment tenté d'en savoir plus sur ce mystérieux personnage et, profitant de mon séjour à Londres, je me suis livré à une enquête qui, sans doute, aurait fait les délices d'Hercule Poirot.
Miss Nightingale... Née en 1820. Rebelle, mystique, passionnée, providence des soldats meurtris et agonisants, dans les tranchées de la guerre de Crimée, décorée par la reine Victoria de la Royal Red Cross. Etonnante figure, aussi riche que complexe, aussi contradictoire qu'admirable. C'est le résultat de cette enquête qui est devenu, au terme de deux années, ce roman.
Par Stephanie,
mardi 29 avril 2008 à 09:28 ::A découvrir
Coup d'essai, coup de maître... Alexandra Julhiet, future star du thriller psychologique ? Son entrée rock and roll dans le genre fait, en tout cas, du bruit... Normal, son héroïne est une rock star ! Son nom : Liza Ethancoe. Ses caractéristiques : un passé archi-sombre, le goût de la défonce, un humour noir, une bonne dose d'égoïsme et une vulnérabilité touchante.
Tout cela a de quoi nourrir les fantasmes. En plus, la belle est traquée. Messages bizarres, paquets anonymes... et surtout, elle ne sait quoi penser de la disparition de deux membres de son ex-groupe. La liste de ceux qui pourraient lui en vouloir est longue. Fan, amant trahi, fils délaissé, rivale, agent, victime laissée sur le carreau : qui tire les ficelles ? Un suspense sans fausse note et bien cadencé !
Par Stephanie,
lundi 28 avril 2008 à 11:41 ::Les extraits
Atmosphère oppressante, cynisme mordant : Minette Walters est de retour ! Auparavant, Charles Acland était un homme ouvert, chaleureux et apprécié. Maintenant, il est introverti, méprisant et rebelle. Mais que s'est-il passé ? Pourquoi se montre-t-il si souvent violent ? Est-ce vrai qu'il a tenté d'étrangler sa fiancée, lors d'une de ses fréquentes visites à l'hôpital ?
Tout le monde était si heureux de voir revenir d'Irak le jeune lieutenant ! Certes il n'était pas bien vaillant à son retour, et cette blessure au visage... Mais un grand gaillard comme lui a vite été remis d'aplomb ! Le qu'en-dira-t-on de ces dames de la bonne société anglaise n'a de cesse de s'interroger sur la personnalité fuyante de Charles. Et si elles savaient qu'il est le suspect numéro un dans une affaire de meurtres en série des plus étranges... Atmosphère oppressante, suspense noir, cynisme mordant : Minette Walters est de retour !
Extrait
Ministère de la défense.
Hôpital des forces britanniques, Iraq.
Rapport confidentiel.
Le lieutenant Charles Acland a subi de graves blessures à la tête et au visage lors de l'attaque de son VR Scimitar. Il présente des fractures de l'arcade sourcilière, des zygomatiques et du maxillaire. Ses blessures ont été nettoyées, tous les corps étrangers retirés, les tissus brûlés et névrosés enlevés, l'hémorragie superficielle stoppée. Les relevés de circulation sanguine cérébrale et artérielle sont normaux ; cependant, la gravité des blessures laisse craindre l'existence de lésions cérébrales...
Par Stephanie,
vendredi 25 avril 2008 à 09:41 ::Le livre vedette
Alban avait tout pour être heureux. La quarantaine séduisante et pleine d'allant, un métier - pilote de ligne - selon son désir, un amour payé de retour... Tout allait le mieux du monde. Trop bien, peut-être ?... Car la vie décide tout à coup de lui jouer un vilain tour : l'accident, bête, qui le force à abandonner une carrière brillante.
Que faire quand tout s'effondre, et que l'on a besoin de se poser, un temps, histoire de réfléchir à l'avenir ? La maison de famille, voilà l'ultime refuge, celui où trouver la sérénité nécessaire pour se reconstruire. Alban s'installe donc, bientôt rejoint par Valentine, enceinte de deux mois, dans la demeure où il a grandi avec ses frères, Gilles et Colas, tous trois élevés par leur grand-mère, Jo, après la mort de leurs parents. Entre chaleureuses retrouvailles et non-dits étouffants, le retour aux sources risque de révéler bien des secrets enfouis...
Rencontre
La romancière que vous êtes a-t-elle toujours trouvé dans la famille une source d'inspiration privilégiée ?
Françoise Bourdin : La famille a toujours inspiré largement les romanciers. La mienne était très atypique car mes parents étaient de célèbres chanteurs lyriques. Mon enfance a été bercée par des airs d'opéra et des drames romantiques, de quoi développer mon imagination. Par ailleurs, je pense que presque chaque famille détient un secret, et dans ce domaine la réalité dépasse de loin la fiction ! Enfin, les liens du sang possèdent une force incroyable qui me fascine. Par amour pour les siens, on peut tout bâtir... ou tout détruire.
Vos héroïnes, femmes farouchement modernes, n'hésitent pas, la plupart du temps, à sacrifier leur sacrosainte indépendance par amour. En littérature, comme dans la vie, le sentiments amoureux comblé reste-t-il le grand défi ?
Françoise Bourdin : Il est impossible de vivre sans aimer, j'en suis persuadée, sinon, on s'étiole. Et tout ce qu'on accomplit par amour a une saveur particulière. Sans sacrifier toute son indépendance, on peut - on doit - faire des concessions lorsqu'on est amoureux, pour préserver ce bonheur rare. Mais il n'est pas toujours aisé de trouver l'être qu'on cherche, celui qu'on a idéalisé. C'est justement le miracle du roman que de pouvoir créer la rencontre ! S'évader du quotidien, rêver, s'identifier, n'est-ce pas le grand plaisir de la lecture ? En tout cas, c'est le défi de l'écrivain.
Par Stephanie,
jeudi 24 avril 2008 à 10:10 ::A découvrir
Finesse de l'esprit, maîtrise incomparable du verbe... Il avait l'étoffe des grands et son trait (d'humour) singulier n'a pas pris une ride. Vingt ans après la seule et unique fois de sa vie d'artiste où il nous avait fait pleurer, Pierre Desproges vient à nouveau nous "chatouiller" les zygomatiques.
Et c'est, au fil des pages, l'ensemble de sa carrière d'humoriste que nous parcourons avec délectation, de ses premières "brèves" à L'Aurore aux Chroniques de la haine ordinaire parues en 1987. D'une rare intelligence, ces textes fameux nous permettent de revisiter plusieurs décennies de l'actualité française. Et si, après cette formidable lecture, nous restions sur notre faim - ce qui, avouons-le, risque très certainement d'arriver avec un homme si délicieux -, nous pourrons faire encore durer le plaisir grâce au cahier de photos (pour la plupart inédites) et au DVD (rassemblant des interviews menées par Desproges lui-même, des extraits de ses spectacles ou de ses interventions télévisées) qui accompagnent l'ouvrage. Un véritable cadeau d'anniversaire !
Par Stephanie,
mercredi 23 avril 2008 à 09:46 ::Les extraits
Tous les secret d'une pharaonne. 1351 avant J.C. Du haut de ses quinze ans, Néfertiti rayonne de beauté et son coeur d'ambition. Destinée au jeune pharaon Aménophis, leur union va ouvrir une ère nouvelle dans une Egypte au faîte de sa puissance.
Mais rien n'a préparé Néfertiti à régner, et Pharaon ne jure que par le seul culte d'Aton, s'attirant bientôt les foudres du peuple de Thèbes et la haine des prêtres d'Amon. Hier encore illuminé par ce couple solaire et ses promesses d'or, le pays est au bord du chaos. Bientôt s'abat la peste et l'ennemi Hittite est aux frontières. Pour Néfertiti, le temps des choix est venu : celui de donner enfin un fils au pharaon et, surtout, ne pas mourir... Vous dévorerez ce roman fascinant et irrésistible d'une déesse vivante, femme et encore enfant.
Extrait
Dans notre chambre, Néfertiti se contemplait dans le miroir. Elle rejeta ses cheveux noirs en arrière, s'imaginant coiffée de la couronne d'Egypte.
- Voila, murmura-t-elle. Je serai la plus grande reine que l'Egypte ait jamais connue. (...) Quand je serai reine, je veillerai à ce que mon nom passe à la postérité.
Je préférais ne pas discuter avec Néfertiti quand elle était dans cet état d'esprit. Je mélangeais le khôl dans un pot et la regardais l'appliquer. Elle en cernais ses yeux et souligna ses sourcils ; maquillée, elle paraissait bien plus que ses quinze ans.
- Crois-tu vraiment qe tu deviendras grande épouse ?
Cliquez pour voir la video de présentation du livre
Par Stephanie,
mardi 22 avril 2008 à 10:13 ::Entre nous
Sacrée carrière, sacrée énergie : Jean-Pierre Foucault, tel le concept de l'une de ses célèbres émissions, excelle dans les surprises ! Avec ce livre, il surprend encore son public en dévoilant les coulisses de ses "numéros", les faces cachées de la télé...
Il retrace bien sûr son parcours : la passion précoce pour ce fabuleux outil qu'est la radio, les rencontres importantes qui lui ont permis d'apprendre le métier : Jean-Louis Sarre (le premier a avoir cru en lui à l'époque de R.M.C.), Guy Lux, Léon Zitrone, Gérard Louvin, etc. Mais l'animateur pense aussi à divertir : ses anecdotes sur ses déconvenues avec les stars sont truculentes. L'homme du direct n'est pas prêt de perdre sa langue, et cela risque de ne pas plaire à tout le monde !
Collectionneur
Fidèle à son image de Français comme les autres, Jean-Pierre Foucault ne collectionne pas les Ferrari ou les Rolls, mais les voitures populaires : Citroën Traction, Simca 1000, 4 CV et Peugeot 202, sans oublier la 2 CV qui a accompagné sa jeunesse au bord de la Méditerranée. Une passion héritée de son père, Marcel, négociant en fruits et légumes à Marseille.
Par Stephanie,
lundi 21 avril 2008 à 09:59 ::A découvrir
Les Chroniques de San Francisco... La suite ! Chers lecteurs, laissez-nous vous présenter Michael Tolliver. Tout au moins à ceux d'entre vous qui ignoreraient encore qui il est... Car cette figure phare des quartiers branchés de San Francisco ne restera pas très longtemps un inconnu pour vous, croyez-nous. Pourquoi un tel déchaînement de passion, direz-vous ?
Mais tout bonnement parce que ce héros romanesque, sorti de l'imagination fertile et assaisonné à l'encre savoureuse de l'excellent Armistead Maupin, a tout, absolument tout pour plaire : à la fois grave et léger, d'une drôlerie irrésistible, il nous conte ses mésaventures avec subtilité et talent, parfait reflet de son époque... accessoirement, la nôtre. Résumons-nous : ceux qui le connaissent déjà (Chroniques de San Francisco oblige) vont se ruer sur cet ultime volet de son histoire ; ceux qui n'ont pas cette chance ont tout intérêt à se précipiter sur cet ouvrage, coqueluche assurée du printemps et de l'été !
Par Stephanie,
vendredi 18 avril 2008 à 10:18 ::Les interviews
Comme à son habitude quotidienne, Julien Pétrard, quatre-vingt-trois ans, entre dans une boutique de son quartier pour se fournir en cigarettes. Là, l'étrange buraliste lui annonce tout de go qu'il lui reste exactement quatorze paquets à fumer. Plutôt loufoque, le commerçant ! Quand le facteur ne lui prédit plus que douze lettres à recevoir, pas une de plus, l'effroi fait son chemin !
Pétrard, en homme qui a les pieds sur Terre, confortablement installés dans ses pantoufles, ne croit pas au surnaturel et autres fadaises, mais... Et s'il s'agissait d'une machination ? Il s'en ouvre à sa vieille copine octogénaire, veuve d'ambassadeur, avec qui il partage, certains soirs, des surgelés arrosés de grands bordeaux. Mais la thèse de la machination s'écroule, quand une vendeuse lui apprend qu'il vient de faire son dernier achat... Ils ne seront pas trop de deux acolytes, forts de leur expérience et de leur jugeote, pour venir à bout de ce mystère, aussi savoureux que drolatique.
Rencontre
"Julien Pétrard", "Lucette Fourchette" : comment trouvez-vous le nom de vos personnage ? Au hasard du bottin ?
Patrick Cauvin : Le nom d'un personnage n'est jamais anodin... Il dessine déjà une silhouette. Il est évident qu'une fille qui se prénomme Lucette n'évoque pas, dans l'inconscient, la même image que Barbara.
Le prénom est donc déjà le résultat d'une recherche. Vous donnez l'impression de vous être beaucoup amusé...
Patrick Cauvin : Ferais-je un livre si je ne m'amusais pas à écrire ? Certainement pas. Le verbe "amuser" est d'ailleurs parfois impropre. Lorsqu'on fait un roman noir - ce qui m'est arrivé - ce n'est pas un amusement mais davantage un plaisir, celui qui naît quand on raconte une histoire qui vous passionne. Avec Les Pantoufles du samouraï, je dirais, en bon Marseillais, que je me suis régalé.
Par Stephanie,
jeudi 17 avril 2008 à 11:50 ::A découvrir
Trois hommes, enfants d'un monde crépusculaire, la Seconde Guerre mondiale et la Shoah, l'avènement du communisme et ses exactions, se retrouvent malgré eux liés par un événement : la catastrophe de Tchernobyl. Vladimir est le fils d'un commissaire politique de Kharkov, ayant appartenu aux milices antisémites de Petlioura. Il a été élevé comme un vrai petit patriote, fidèle au régime ukrainien. Rien ne le prédestinait à devenir un assassin et pourtant...
Charles, parisien, est le petit-fils de Juifs exterminés à Auschwitz, tragédie familiale dont il hérite comme d'un fardeau. A dix-huit ans, il décide de devenir journaliste, et se spécialise dans les pays de l'Est. Yvan, qui a grandi dans un kolkhoze, a choisi de quitter sa famille pour travailler dans une scierie. De nature contemplative et considéré comme un simple d'esprit, il ne trouve son bonheur qu'au contact de la nature et des arbres. Il finit par partir sur les routes, pour se retrouver dans la banlieue de Tchernobyl... Maud Tabachnik se distingue à nouveau avec ce sombre thriller historique, dans lequel les bourreaux ne sont pas toujours ceux que l'on croit...
Chaque page est un délice Les romans d'Alexandre Jardin pourraient se résumer en une question : existe-t-il quelque chose de plus passionnant sur Terre que la femme en général et chaque femme en particulier ?
Ces délicieuses pages rassemblent les sourires (et les frasques !) de toutes celles qui ont marqué sa vie : sa mère, personnage fantasque et totalement libéré, ses institutrices, ses profs, ses petites amies, ses grandes amies, les déesses dont il a rêvé, et les créatures de rêve qu'il a vraiment connues... Elles sont japonaises, allemandes ou françaises, saines d'esprit ou complètement siphonnées, attendrissantes ou chaudes comme la braise ! Une petite merveille de drôlerie et de poésie.
Alexandre Jardin et les femmes
Il se trouve que les femmes qui ont percuté ma vie m'ont toutes métamorphosé, d'une manière ou d'une autre. Or j'ai une grande passion pour le changement, pour les êtres qui m'apprennent à désapprendre ce que je sais, à raisonner en dehors des clous. Le fait est que ce rôle crucial a été tenu, dans ma vie, exclusivement par des femmes. Et j'ai follement aimé qu'elle me changent ! Qu'elles m'apprennent le fonctionnement paradoxal de la vie, et surtout de l'amour. Pour moi, rien n'est plus féminin qu'un point d'interrogation. A mes yeux, le monde des femmes est fondamentalement celui de l'interrogation, du doute, de la remise en question chronique, bref, du roman intérieur.
Par Stephanie,
lundi 14 avril 2008 à 10:42 ::A découvrir
L'homme qui jongle avec les milliards Un jeune Rastignac bordelais rêve de faire fortune dans les salles de marché londoniennes. Son diplôme d'école de commerce en poche, il débarque à la City où il se fait embaucher, au culot, comme trader sur le très spéculatif marché des devises.
En quelques semaines, il apprend toutes les ficelles du métier, bonimente avec les ultrariches, et monte des combinaisons scabreuses mais gagnantes. Rêvant d'offrir à son père le haras de ses rêves, il se met à son compte, s'installe à Monaco, et se fait embaucher clandestinement par la C.I.A. Les missions lucratives s'enchaînent, et les clients nantis en redemandent. Mais cette ascension de rêve sur fond de billets verts tourne bientôt au cauchemar : vie privée qui se délite, perte de contact avec la réalité. Un voyage hallucinant dans les coulisses de l'hyperfinance.
Par Stephanie,
vendredi 11 avril 2008 à 10:03 ::Les interviews
"Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre." Ainsi fut sauvée par le Christ, la femme adultère qui, conformément à la loi, aurait été lapidée. A partir de cet épisode connu du Nouveau Testament, la romancière retrace l'histoire de la jeune femme, Déborah, qui n'était coupable que d'avoir fui son foyer...
Impressionnée par Jésus, elle le suit, se mêle aux disciples, rencontre Marie et Marie Madeleine. Ce sont les derniers jours du Sauveur. Les derniers miracles. Tandis que les événements qui le mèneront à la Croix se mettent en place, une romance se tisse de plus en plus serrée. Déborah aime son cousin Philippe, qui l'a rejointe. Si plus personne ne peut sauver le Fils de Dieu, y a-t-il un espoir pour cette histoire d'amour ?
L'interview
Certains de vos lecteurs seront surpris de voir que vous connaissez les Evangiles sur le bout des doigts.
Régine Deforges : N'exagérons pas ! (Rires) Le passage sur la femme adultère m'avait toujours donné envie d'en savoir plus. Il n'y a que Jean qui en ait parlé, les autres apôtres ne la mentionnent pas, et on ignore jusqu'à son nom. On sait qu'elle échappe à la lapidation, point final. Je me demandais depuis toujours ce qu'elle devenait ensuite, et comme je n'ai rien trouvé, j'ai dû inventer. Et en faire un personnage de roman.
Au fond, vous nous proposez un Evangile raconté du point de vue des femmes ?
Régine Deforges : Oui, les femmes sont très présentes dans les Evangiles. Marie, la mère de Jésus. Marie Madeleine, qui est la première à avoir la révélation du Christ ressuscité. Mais aussi des femmes riches, comme l'épouse de l'intendant d'Hérode, qui finançait les activités des apôtres. A l'époque, les femmes n'avaient pas tellement le choix. Elles étaient putes ou mères de famille ! C'est ce qui arrive à Déborah, donnée par son père à un vieillard à l'âge de quatorze ans. Et je suis en-deça de la réalité, car il était courant de marier les filles à douze ans.
Par Stephanie,
jeudi 10 avril 2008 à 09:35 ::A découvrir
Les deux être que vous aimez le plus au monde sont en danger de mort. Vous avez le pouvoir d'en sauver un. Un seul. Lequel choisissez-vous ? Dilemme terrible : peut-on choisir de sauver un proche et d'en condamner un autre ? Voici les deux candidats à la mort : Julian, un jeune féru de littérature, et Jacopo, patron du meilleur restaurant italien de Paris. L'un est le fiancé, l'autre le père. Et Sylvia n'a que trois jours pour se décider...
Un genre de Parque l'aurait prévenue. Son nom : Gena. Cliente du fameux Amore & Pasta, cette dernière a failli s'étouffer en avalant une grosse crevette. La jeune restauratrice lui a prêté secours et gagné une vie en échange ! Nagerions-nous dans le fantastique ? Dernier indice : Julian et Sylvia sont très amoureux, mais il doit partir à Venise et elle, rester auprès de son père... Une histoire d'amour aux saveurs plus que troublantes !
Par Stephanie,
mercredi 9 avril 2008 à 10:15 ::Entre nous
Trente-cinq ans après la mort de son père, Christopher Tolkien publie Les Enfants de Húrin, un conte inédit de l'auteur britannique. Des milliers d'années avant Le Seigneur des anneaux, la Terre du Milieu est encore une contrée toute récente, mais déjà en proie aux luttes entre Morgoth, le premier Seigneur Ténébreux, et les Elfes, alliés des hommes.
C'est contre Tùrin et Niënor, les enfants de Hùrin, que Morgoth va lancer une terrible malédiction, les vouant à l'errance et au malheur. Avec les années, Tùrin devient un jeune homme brave, inflexible et orgueilleux. Son combat pour recouvrer sa liberté et sa dignité promet d'être spectaculaire... Grâce à ce roman inédit, on se retrouve plongés dans l'univers fascinant de Tolkien, à la genèse de celui du Seigneur des anneaux. Un événement éditorial à lire de toute urgence !
Admirateurs
La Tolkien Society, fondée en 1969 par les lecteurs fervents du Seigneur des Anneaux, est enregistrée sur la liste très officielle des "charities", associations à but non-lucratif et reconnue pour son rôle éducatif au Royaume-Uni. Elle regroupe des passionnés du monde entier, qu'elle réunit trois fois par an à Oxford ou dans d'autres villes britanniques. Thème du prochain colloque, au début de l'été 2008 : "la liberté, le destin et le choix dans les écrits sur la Terre du milieu."
Par Stephanie,
mardi 8 avril 2008 à 10:00 ::A découvrir
Marylou, mère célibataire de Paulo, douze ans, tremble d'arriver en retard et d'être licenciée. Albert, architecte de renom, atteint d'un cancer, se dispose à faire son testament. Tom, producteur de cinéma de cinquante-sept ans, est fou amoureux de la jeune Libby. Prudence ne s'est jamais vraiment remise de sa tentative de suicide à onze ans...
Plongé dans le tourbillon parisien, chacun d'entre eux n'aurait jamais dû rencontrer l'autre, mais le destin, en l'occurrence une terrible explosion, les réunit dans le même hôpital. C'est là qu'ensemble, ils prennent conscience qu'une minute peut parfois bouleverser le cours des vies qui semblent déjà tracées. Chanteuse et écrivain, l'auteur campe avec justesse petits tracas du quotidien et grandes meurtrissures de la vie. Humour et tendresse pour ce roman très contemporain.
Pourquoi nous l'avons choisi
Un seul instant suffit à faire basculer une existence... Des mots éculés, si souvent entendus, ou même prononcés, qu'ils se sont vidés de leur sens. Sauf que, lorsque, transfigurés par la plume de l'écrivain, ils s'incarnent tout à coup, pétrie par la magie du talent et la toute-puissance de l'écriture, ils nous font croire à nouveau en tous les possibles... Et c'est bien là l'hommage le plus fidèle à rendre à ce roman brillant, drôle et savoureux, qui accompagne son lecteur mieux que ne le ferait le meilleur des amis. Personnages diablement attachants, intrigue envoûtante au rythme soutenu, nul doute que, comme nous, vous allez adorer !
Au coeur de la Barcelone médiévale, suivez le destin étonnant d'un personnage hors du commun, d'un homme au courage inflexible, Arnaud Estanyol. Au rythme de la construction de l'église Santa Maria del Mar, chef-d'oeuvre du gothique catalan, se construit une fabuleuse épopée aux mille rebondissements.
Chaque pierre de cet édifice est comme une étape cruciale dans sa vie d'homme libre. Fils d'un paysan exilé, il sera tour à tour porteur de pierres, vaillant soldat du roi, puis cambiste et consul... Le tout sur fond de révolte populaire, d'Inquisition et de grande peste. Malgré sa fulgurante ascension sociale, il n'oublie pas ses origines et met son pouvoir au service des pauvres et des esclaves. Roman foisonnant, la Cathédrale de la mer est balayée de ce souffle épique qui n'est pas sans rappeler le chef-d'oeuvre de Ken Follett, Les Piliers de la Terre. Une fresque populaire comme on n'en a pas lu depuis longtemps.
Pourquoi nous l'avons choisi
La Cathédrale de la mer est un véritable phénomène éditorial mondial.
1,5 million d'exemplaires ont été vendus en Espagne, 500 000 en Italie. L'engouement que suscite ce livre ne se dément pas davantage en Allemagne. Les droits de publication ont d'ores et déjà été acquis dans une vingtaine de pays, en Europe, aux Etats-Unis, en Russie, au Brésil et aussi en Chine. Au Club, tels des orpailleurs qui cherchent sans relâche la perle rare, nous nous devions de vous faire découvrir ce petit bijou que le monde entier s'arrache déjà. Bonne lecture !
L'extrait
Je vais te répéter tout ce que tu dois savoir paysan : tu travailleras du lever au coucher du soleil, comme tous les autres en échange d'un lit, de nourriture et de vêtements... Dona Guiamoña s'occupera de ton fils. Il est interdit pour toi d'entrer dans la maison, sous aucun prétexte. Il est également interdit pour toi de sortir de l'atelier pendans un an et un jour, et chaque fois qu'un étranger viendra à l'atelier, tu devras te cacher. (...)
- Quand pourrai-je voir mon fils ? demanda Bernard. (...) Bernard ferma les yeux. Quand ils avaient contemplé ensemble Barcelone pour la première fois, il avait promis à Arnaud la liberté. Son fils ne dépendrait d'aucun seigneur.
Par Stephanie,
samedi 5 avril 2008 à 09:33 ::A découvrir
Ah... Tout laisser derrière soi... Même l'espace de quelques semaines, abandonner mari (ou petit ami), enfant(s) (ou chien et chat, ou les deux), boulot (fût-il celui de nos rêves) et partir vers d'autres cieux, à la rencontre d'autres gens, pour d'autres aventures... Laquelle d'entre nous n'a pas un jour (de stress ou de fatigue aggravée) imaginé cela avec envie ?
La peur de l'inconnu nous a retenues... Eh bien, Elizabeth Gilbert nous ôte ici ce dernier doute, elle qui a tenté l'expérience, et nous fait le récit de son voyage loin de toute habitude nocive, vers des ailleurs riches en enseignements et sources de nombre de surprises heureuses. En trois chapitres (comme autant de pays visités : Italie, Inde et Indonésie) et trente-six chroniques, elle narre ainsi son itinéraire semé de découvertes sur les lieux, les êtres et surtout, sur elle-même. La recette garantie - tout en spiritualité, humanité et culture, le tout saupoudré d'une folle gaieté - de la rupture salutaire avec cette bonne vieille routine.
Par Stephanie,
vendredi 4 avril 2008 à 11:42 ::Le Club
En ce début de printemps, la production éditoriale fleurit de mille nouveautés. Fidèle à notre rôle prescripteur, nous avons invité vos auteurs favoris à nous parler de leur dernier roman, à nous confier leurs petits secrets de fabrication et leur source d'inspiration.
Pourquoi Régine Desforges a-t-elle choisi comme héroïne une figure méconnue de la bible ? Et puis aussi, les plages de Normandie et les histoire de famille si chères à Françoise Bourdin ; Alexandre Jardin, l'homme qui aime tant les femmes ; Gilbert Sinoué et Florence Nightingale, d'une rencontre naît un roman ; et enfin Patrick Cauvin, escorté de personnages fantasques et loufoques, que vous allez adorer... Comme vous le constatez, ils sont tous au rendez-vous !
Et parce que commencer à y penser nous met déjà un peu dans l'ambiance, nous vous proposons des guides pour organiser sereinement vos prochaines vacances. Le confort, l'aventure ou l'exotisme... Faites le choix !
Par Stephanie,
jeudi 3 avril 2008 à 09:51 ::A découvrir
Inventive, fascinante... la réalité a toujours des longueurs d'avance sur la fiction ! Gilles de Rais, Charlotte Corday, Jack l'Eventreur, Mata Hari, Raspoutine, la bande à Bonnot, Angèle Laval... Leurs noms et leurs histoires ne vous sont pas totalement inconnus... Doué de son inénarrable talent de conteur, Pierre Bellemare revient sur trente des plus grandes affaires criminelles de tous les temps.
Il nous confie tous les détails de l'enquête, faisant de chaque affaire le plus trépidant des romans policiers. Mais ici pas question de fiction, il s'agit bien des terribles forfaits des plus étonnants criminels que la Terre ait jamais portés. Quand la réalité dépasse la fiction !
Par Stephanie,
mercredi 2 avril 2008 à 09:42 ::A découvrir
Fille d'un psychiatre de renom disparu mystérieusement après avoir été accusé de pédophilie, Rebecca fait appel à un détective privé. Elle est paniquée car, d'après l'inconnu menaçant qui la harcèle depuis plusieurs jours, son père ne serait pas mort. Il se cacherait, ne voulant pas affronter les conséquences de ses actes.
Le détective, terriblement efficace, parvient à chasser l'inconnu mais, trop curieux, ne peut s'empêcher de retrouver les traces du père. Ce faisant, il va lever le voile sur un sombre secret de famille... Avec un talent qui ne lui fait jamais défaut, Connolly nous propose un suspense glaçant, tellement le sordide et le réalisme glissent de sa plume pour nourrir sa nouvelle création.
Par Stephanie,
mardi 1 avril 2008 à 09:36 ::A découvrir
Les "mémoires pour rire" de la célèbre helléniste. Des élèves désespérés de ne pas trouver Lily va au lycée en librairie, lorsque leur professeur leur a demandé de se procurer l'Iliade et l'Odyssée, une sieste dans une chambre d'hôtel qui n'est pas la sienne, un pêcheur breton furieux du retard de la marée... L'helléniste la plus célèbre de France s'est trouvée confrontée à bien des situations cocasses, au cours d'une vie longue et mouvementée.
Elle rassemble ici les plus désopilantes, et confie également sa collection de "perles" et de bons mots. Classés par genre - quiproquos, mots malheureux, histoires drôles - ces savoureux écarts de langage sont aussi une façon gaie et pudique d'évoquer des moments plus intimes partagés avec sa mère, son mari, ses amis, des collègues professeurs ou académiciens...