Le Blog de l'actualité littéraire

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lundi 30 juin 2008

La Dernière Visite d'André Dufilho

Récits d'un médecin de campagne
Après le succès de Docteur, un cheval vous attend, l'auteur, médecin généraliste dans le Sud-Ouest, s'assoit à nouveau au chevet de ses malades et y recueille leurs confidences.
Bravant tempêtes et avalanches, parcourant jusqu'aux sentiers les plus reculés des Pyrénées, il prête ainsi une oreille attentive à Firmin, le vieux paysan, Marcou le cordonnier, Hippolyte le ferrailleur... Le premier est exaspéré par sa brue qui veut transformer la ferme en maison de vacances avec piscine. Le second se désespère devant son échoppe vide. Le troisième se languit du départ de son fils. Tous, issus d'une société rurale endurcie, sont bouleversés par la modernité des années 1940. Leurs portraits tendres et moqueurs sont aussi l'occasion d'un formidable témoignage sur un métier passionnant, mais difficile. Un médecin à l'écoute des blessures de la vie.

Extrait

« A mon âge, quand on a été poussé à bout et qu’on a tout fait pour éviter de se fâcher, ça tourne dans la tête : les voisins, c’est important. J’ai beau ne pas partager leur avis, je dois me faire une raison. Ils peuvent venir m’aider pour les foins, comme je leur donne la main pour épandre le fumier dans les petites parcelles avec le tombereau. Les jeunes, avec leurs pelles mécaniques et leurs tracteurs géants, sourient de moi, mais ils sont bien aises de me trouver pour les corvées : la machine ne peut pas tout faire... (...) Le progrès, le rendement, la sélection, les traitements, les engrais, ils n’ont que ces mots-là à la bouche. (...) Et les terres, avec ça, qu’est-ce qu’elles vont devenir ? Et les arbres, et les abeilles, et les oiseaux ? »

vendredi 27 juin 2008

Pour les vacances, n'oubliez pas vos Clark !

Danse pour moi de Mary Jane Clark
Dans la famille Clark, revoici Mary Jane : inventive, facétieuse, elle fait disparaitre et réapparaitre ses héroïnes d'un tour de plume
En plein Ocean Grove, Leslie Patterson vient d'être relâchée par son kidnappeur. Bâillonnée, les yeux bandés, elle aurait simplement dû danser pour lui. Mais pourquoi la police met-elle en doute son témoignage ?
Pendant ce temps, à New York, Diane Mayfield, qui se réjouissait à l'idée de partir pour le Grand Canyon, est obligée de changer ses projets. Elle doit interviewer l'"affabulatrice" pour Key News. A peine arrivée (en compagnie de sa soeur, de sa fille et de son fils), elle apprend qu'une deuxième femme a disparu... Le bal n'est pas fini !
A lire aussi : Cache-toi si tu peux

Où es-tu maintenant ? de Mary Higgins Clark

Cela fait dix ans que Mack, étudiant en droit talentueux, s'est volatilisé, dans des circonstances on ne peut plus mystérieuses. Depuis, il ne donne signe de vie qu'une fois par an : il téléphone brièvement chez lui le jour de la fête des Mères.
Sa soeur Carolyn, poussée par le besoin de tirer un trait sur les tragédies qui ont frappé sa famille, décide d'éclaircir cette disparition et de retrouver Mack. De son côté, la police est de plus en plus persuadée que la soi-disant victime n'est qu'un abject tueur en série. Pour Carolyn, c'est le début d'un voyage jusqu'au bout de la peur !
A lire aussi : Cette chanson que je n'oublierai jamais

Irish Coffee de Carol Higgins Clark

Vous prendriez bien un Irish Coffee, le soir, tranquillement installé dans votre nid douillet... Servi corsé sur un plateau ? la scène d'une nouvelle enquête de Regan Reilly et de son joli mari ? servi hanté par un fantôme, il devrait vous apporter le frisson que vous recherchez.
Quant à notre héroïne, elle est un peu désappointée. En voyage de noces en Irlande, elle comprend vite qu'elle ne pourra pas raccrocher, même pour ces quelques jours de fête, son tablier de détective. Un incendie, puis le vol d'une précieuse nappe en dentelle sont perpétrés dans l'hôtel. Et Regan croit bientôt voir le fantôme de la dentellière morte il y a deux siècles, rôder dans le parc... Tels sont les ingrédients de la dernière fantaisie policière de la fille Clark. Delicious !
A lire aussi : Chute libre

Retrouvez notre sélection de polars pour l'été sur le site du club de l'Actualité Littéraire !

mercredi 25 juin 2008

D'ombre et de lumière de John Harvey

Divorcées, veuves, célibataires, elles sont nombreuses, en dépit de leurs cinquante ans, à surfer sur Internet dans l'espoir de briser leur solitude. Si la plupart du temps, ces rencontres débouchent sur quelques bons moments, parfois l'aventure tourne au cauchemar.
C'est ce qui semble être arrivé à Irène et Claire, victimes, à huit ans d'intervalle, d'une agression semblable, mais pas identique... Intrigué, Elder, inspecteur sur la touche, reprend du service et appelle à la rescousse la très officielle inspectrice Maureen Prior. Tous deux forment une paire de détectives redoutables, mais quelque peu hantés par des problèmes personnels. Au fil de leur enquête, Claire et Irène se révèlent être des femmes aux vies bien rangées. Mais les plus sages, c'est bien connu, sont parfois celles qui surprennent le plus...

mardi 24 juin 2008

La Croix de perdition d'Andrea H. Japp

Un suppôt de satan trouble la paix de la célèbre abbaye des Clairets
Après Monestarium, formidable thriller médiéval, Andrea H. Japp récidive et nous entraîne au coeur du Perche, dans l'abbaye cistercienne des Clairets. Nous sommes en plein hiver 1307-1308, et une série de meurtres abominables transforme la maison de Dieu en repaire du démon.
Qui assassine des moniales avec des raffinements de cruauté ? Les monstres de foire recueillis en ces murs par charité chrétienne ? Ou bien l'"homme noir", personnage mystérieux qui serait depuis des siècles l'exécuteur des basses oeuvres de Satan ? Face aux forces du mal, le bien est incarné par une toute jeune abbesse et par l'un des plus grands savants de son temps. Un suspense d'une virtuosité diabolique !

En quittant l’époque contemporaine pour les XIIe et XIIIe siècles, avez-vous trouvé une période plus riche, plus lumineuse ou, au contraire, plus sombre ?
Andrea H. Japp :
Au fond, la psychologie humaine n’a guère changé. Nous avons surtout fait évoluer notre environnement technologique. Tout est déjà présent au XIIIe siècle : la grandeur mais aussi la cupidité, la férocité de l’homme. Cela étant, le rapport à la mort est très différent. J’ai le sentiment qu’il s’agit d’une époque plus vitale que la nôtre. La mort peut frapper n’importe quand. Du coup, même si elle terrorise, elle n’est pas un frein, au contraire. Qui entreprendrait aujourd’hui de bâtir une cathédrale dont la construction prendra plusieurs siècles ? Surtout, la notion d’individu est floue. On oeuvre pour le village, l’abbaye. En découle une certaine idée du sacrifice au sens large que nous avons sans doute perdue.

A vous lire, on a l’impression que vous remonteriez volontiers dans le temps.
Andrea H. Japp :
Je ne remonterais le temps qu’au printemps : il devait faire un froid épouvantable en hiver !

lundi 23 juin 2008

Les Tribulations d'une caissière d'Anna Sam

Vu de l'autre côté du tapis roulant.
Une caissière, c'est un peu comme la cerise sur le gâteau. Son sourire embellit notre marathon infernal dans cette jungle inextricable qu'est un supermarché. Mais que voit-elle de l'autre côté de son tapis roulant ? Une drôle de faune...
Il y a les lève-tôt piaffant devant le rideau baissé, les resquilleurs, les râleurs, les ivrognes, les dragueurs, les clientes à l'affût du moindre produit remboursé, les accros du portable et les retardataires. Et lorsque "l'hôtesse de caisse" s'appelle Anna Sam et qu'elle n'a pas les yeux dans la poche de sa blouse, il faut s'attendre au pire ! Elle saisit sur le vif nos petites lâchetés, nos mensonges, nos habitudes plus ou moins bizarres, et en fait un livre qui ne ressemble à aucun autre. C'est follement drôle, tendrement cruel et plein de belle finesse. Un roman vrai... comme la vie Auchan !

Décalage
En décembre dernier, la caissière intello tenait son blog, "caissierenofutur", et enchaînait radios et télés. Plusieurs éditeurs ont pris contact avec elle, et certains ont eu un peu de mal à adapter leur langage à cette auteure pas comme les autres. L’un d’eux, raconte-t-elle, lui a même déclaré avec candeur : "Vous comprenez, les caissières ne seront pas vos lectrices. Elles ne lisent pas beaucoup."

les tribulations d'une caissiere

vendredi 20 juin 2008

Les Simpsons de Matt Groening


La famille la plus déjantée de la planète revient dans quatre épisodes hilarants (deux par album) ! Nous retrouvons avec bonheur l’ambiance de Springfield, et ses habitants qui savent si bien vivre ensemble...
Dans Tous en choeur !, leur toute nouvelle aventure, les Simpson sont ruinés. Bart a fait une bêtise monumentale, comme lui seul en a le secret. Et sans la solidarité des voisins, nos adorables héros risquent de finir derrière les barreaux. Peut-on compter sur les autres ? Faites vos paris !
Quant à Camping en délire, on y découvre Marge en juge, qui règle les différends, les délits de ses semblables via la télévision : la justice serait-elle devenue un vaste show aux Etats-unis ? Mais tout n’est pas sans espoir. Une parodie de la vie américaine dont on rit… sans pitié !

jeudi 19 juin 2008

Partie sans dire adieu d'Ann Rule

« Ma maman ne respire plus. Il faut appeler les secours ! » C'est le petit Dalton, le visage ruisselant de larmes, qui s'est précipité chez ses voisins pour appeler à l'aide. Il est 7 h 30, le 4 décembre 2004. Jennifer Corbin est retrouvée, la tête en sang, la crosse d'un revolver dépassant de sous la couette. Suicide ?
Un des inspecteurs n'en est pas convaincu. Car ce drame ressemble à s'y méprendre à un autre « suicide », survenu quatorze ans plus tôt : celui de l'ancienne conquête d'un certain Bart Corbin, le père de Dalton... Pour mettre au jour la vérité, Ann Rule a interrogé tous les protagonistes de cette affaire et s'est appuyée sur les techniques les plus pointues en expertise scientifique. Une enquête effrayante au bord de la folie, par une des grandes spécialistes du True Crime... Terriblement haletant.

Itinéraire

Avant d'être un auteur à succès, Ann Rule était inspecteur de police à Seattle.
Aujourd'hui, entre deux intrigues, elle collabore avec le F.B.I. pour traquer des tueurs en série.

mercredi 18 juin 2008

Les Répliques les plus drôles du théâtre de Pierre Arditi

Ce que le théâtre transmet de délicieux, c'est cette aptitude à trouver le mot juste, la répartie habile, l'humour gonflé et efficace qui cloue le bec de l'interlocuteur. Qu'il est doux d'imaginer que ces répliques idéales auraient pu être les nôtres... avec un peu de courage et beaucoup de talent ! Nul doute que les auteurs eux-mêmes ont pris le temps de rédiger ces répliques parfaites à décocher avec rapidité, et suivies de près par une salve tout aussi jouissive et bien pensée.
Pierre Arditi, amoureux du théâtre et défenseur de sa langue ciselée, a rassemblé par type de situations des répliques parmi les plus spirituelles du répertoire. Elles sont signées Achard, Guitry, Coward, Ionesco, Reza... Intelligence et brio sont au rendez-vous dans ces mots éternels.

Extrait

"Pourquoi tu écris si gros ?
- Parce que papy est sourd !"
Chris Colombus, Madame Doubfire

"Elle a voulu se tuer mais elle n'est pas morte, c'est ça qui change tout. (...) Elle était une empoisonnée et ce n'est plus qu'une emmerdeuse."
Sacha Guitry, Quadrille

mardi 17 juin 2008

Loin de la rivière de Nathalie de Broc

15 mai 1945. Juliette revient de l'enfer. A l'hôtel Lutetia, elle a attendu avec les autres déportés. Mais personne n'est venu la chercher. Seule, elle rentre chez elle, à Kerbrénou, en Bretagne. Incapable de parler, elle écrit.
En quête de ses origines, elle commence par l'histoire de sa grand-mère : Herminie. La vie était si différente avant les deux guerres. Tout semblait possible, même quand le malheur frappait à votre porte. Pour l'heure, Herminie traverse une épreuve : son mari s'est suicidé. Doucement, elle se reconstruit. Puis, au moment où elle s'y attend le moins, l'amour vient. Elle rencontre Armand de Vrigny. Et cet homme a un rêve, un rêve qu'il veut partager avec elle : partir au Canada pour y fonder une ville...

Rencontre

Vous évoquez l’exil, le courage qu’il faut pour tout quitter et reconstruire ailleurs...
Nathalie de Broc :
C’est quand même très inhabituel, fonder une ville. Il se trouve, en plus, que j’ai découvert qu’un membre de ma famille avait vécu cette incroyable aventure. Il s’agit de mon grand-oncle. J’ai aussitôt eu envie de mettre mes pas dans ceux de cet aventurier. J’ai pu me servir de son journal et m’inspirer de certains épisodes pour l’écriture du livre. Cela m’a influencée pour construire le personnage d’Armand de Vrigny, même si celui-ci reste un personnage, c’est-à-dire, avant tout, une invention.

Herminie, votre héroïne, est profondément attachée à sa Bretagne natale. Seul l’amour la pousse à entreprendre le voyage...
Nathalie de Broc :
Les femmes ont souvent cette capacité de tout quitter par amour. Herminie le fait parce qu’elle choisit de vivre son amour jusqu’au bout. Elle comprend que de toucher au bonheur absolu exige des sacrifi ces. C’est une femme qui agit, elle est plus dans l’action que dans la réflexion, et elle sait vivre le moment présent. Et puis, fonder une ville avec l’être aimé, c’est aussi fort que de faire un enfant...

lundi 16 juin 2008

Le Pavillon des pivoines de Lisa See

Si la Chine traditionnelle nous fascine autant, c'est parce qu'il existe un contraste inouï entre sa poésie raffinée et son effrayante cruauté. Comme beaucoup de jeunes filles de son temps, la narratrice porte un nom de fleur : Pivoine.
Elle vit au XVIIe siècle, en ces temps troublés qui voient les Mandchous supplanter la dynastie des Ming. Elle aime de toute son âme un jeune homme : passion impossible, car une fille doit se résigner au mariage arrangé par son père. Le désespoir de Pivoine débouchera logiquement sur un lent suicide. Mais la logique occidentale ne tient pas compte des fantômes... Dans l'empire du Milieu, les jeunes défuntes continuent à hanter le monde d'ici-bas, et l'amour est plus fort que la mort.

vendredi 13 juin 2008

Un arc-en-ciel dans la nuit de Dominique Lapierre

Après l'Inde, Dominique Lapierre met le cap vers l'Afrique du Sud !
En soi, l'histoire de l'Afrique du Sud est déjà fascinante. Relatée par Dominique Lapierre, elle prend l'allure d'une prodigieuse épopée. Dans un style qui n'appartient qu'à lui, il nous raconte comment des Hollandais et des huguenots français s'installèrent sur ce bout de terre perdu, comment les Boers résistèrent à l'Empire britannique, comment des hommes formés dans l'Allemagne nazie inventèrent un système abominable baptisé apartheid, et comment un héros légendaire nommé Nelson Mandela passa vingt-huit ans en prison avant de créer un pays arc-en-ciel.
Dans cette fresque éblouissante, des Noirs et des Blancs, des saints et des démons vont jusqu'au bout de leur destin, sous le soleil d'Afrique.

A propos de son nouveau livre

« Je suis fier de vous présenter mon dernier ouvrage, une monumentale épopée au coeur d’un continent prodigieux que je viens d’explorer pendant quatre ans : l’Afrique du Sud.
Un arc-en-ciel dans la nuit est le récit de la fantastique conquête par une poignée de planteurs de salades amoureux de la Bible, d’un continent que leurs descendants soumettront un jour à la terrifiante dictature de l’apartheid.
Un arc-en-ciel dans la nuit raconte les aventures des pionniers hollandais, des Zoulous coupeurs de têtes, des Boers et des Anglais jetés face à face, des chercheurs d’or et de diamants, des quatre millions de Blancs qui imposent leurs terribles lois raciales à vingt millions de Noirs.
Un arc-en-ciel dans la nuit est un hymne à la liberté où triomphe la paix... »

jeudi 12 juin 2008

Treize lunes de Charles Frazier

Voyage littéraire en terre indienne
Après Retour à Cold Mountain, Charles Frazier nous offre un nouveau roman majestueux, dédié aux grands espaces de l'Ouest américain et aux sentiments les plus purs. L'histoire de Will Cooper, orphelin blanc adopté par une tribu cherokee.
Le récit d'une seconde naissance entre Bear, chef du clan qui fait de lui son fils spirituel, et Claire, l'amour de toute une vie. La destinée hors du commun d'un homme en lutte pour un paradis perdu, qui ira jusqu'à devenir sénateur pour défendre sa culture et sa terre. Le roman de l'harmonie entre les Indiens et la nature, entre Little Big Man et Danse avec les loups. Cette épopée grandiose, mêlant amour et aventures, est un voyage sans retour dans le coeur d'un homme et d'une nation.

mercredi 11 juin 2008

Pékin 2008 de Luc Richard

Correspondant de Marianne, Luc Richard vit en Chine et parle le mandarin. Deux atouts majeurs pour décrypter l'enjeu de pouvoir que représentent les J.O. de Pékin. Cette enquête dans le temps et dans l'espace nous emmène au Tibet, juste avant les événements, à la rencontre des ouvriers qui travaillent sur l'immense chantier destiné au passage de la flamme olympique, ou dans les rues de la capitale, ravagée par la spéculation immobilière.
L'appétit de domination chinois est sans limite, au point de sélectionner presque génétiquement les athlètes, puis de les exploiter sans vergogne. Il n'a d'égale que la lâcheté occidentale, puisque le Comité olympique a agréé des usines dans lesquelles travaillent des enfants, qui, à douze ans, brodent à la chaîne le slogan de ces jeux : "One world, one dream" - un monde, un rêve.

Voyage

Outre les articles sans concession sur la Chine qu’il écrit dans Marianne, Luc Richard a écrit des ouvrages d’un grand éclectisme sur l’empire du Milieu. Son Voyage à travers la Chine interdite (2003) raconte, au plus près des hommes et des femmes, les contrées les plus inaccessibles de ce géant ; La Chine sera-t-elle notre cauchemar, co-écrit avec Philippe Cohen, montre les dégâts provoqués par ce que les auteurs appellent le "libéral-communisme". Quant à Pékin 2008, c’est un regard réaliste et effrayant sur les J.O., et leurs implications humaines.

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mardi 10 juin 2008

Petit prince du désert de Patrick Poivre d'Arvor

Patrick Poivre d'Arvor aime la magie du désert, l'aviation des temps héroïques, et l'amour. Il nous le rappelle avec force dans ce nouveau roman.
Convaincu que c'est à lui d'aller rechercher au Sénégal sa mère adultère, enlevée de son plein gré par le beau héros américain Charles Lindbergh, Jacques Bonnieux, douze ans, devient passager clandestin d'un appareil de la prestigieuse Aéropostale.
Après un accident, il se retrouve naufragé des sables mauritaniens, prisonnier - à jamais ? - d'une tribu de Touaregs... Au milieu de ces "compagnons" fascinants et inquiétants, à la fois hospitaliers et agressifs, que le destin lui a assignés, l'adolescent désemparé va, de manière inattendue, faire l'apprentissage de la vie adulte et découvrir les ivresses de la première passion...

lundi 9 juin 2008

Le Contrat de John Grisham

Un monde terrifiant et pourtant si réaliste...
Son fils et son mari sont morts empoisonnés... Assassinats ? C'est la thèse défendue par Jeannette, dans le procès à sensation qui l'oppose au géant de la chimie, Krane Chemical. La firme a en effet impunément déversé, des années durant, des pesticides dans l'eau de Bowmore, ce qui a eu pour conséquence la mort de dizaines de personnes innocentes... et ce n'est pas fini !
Or, après soixante et onze jours d'auditions et de témoignages, les jurés ont tranché : le petit "David" a obtenu gain de cause contre le tentaculaire "Goliath" ! Plusieurs dizaines de millions de dollars lui seront versés, ce qui, sans lui ramener ses êtres chers, constitue la reconnaissance éclatante du préjudice subi. Oui mais voilà, le groupe industriel, dont les actions ont commencé à chuter à l'annonce du verdict, ne l'entend pas de cette oreille et se prépare à faire appel. Un nouveau procès, qui risque de mettre les nerfs de tous à rude épreuve...

Pourquoi nous l'avons choisi...

Jeannette Baker, Mary Grace et Wes Payton, Carl Trudeau, Ron Fisk... Retenez bien ces noms, et sachez-le, ils ne sont pas près de cesser de vous hanter ! Pour son vingtième roman, John Grisham a mis les petits dossiers dans les grands et nous offre, en l’honneur de ce retour à son genre de prédilection, un véritable bijou où il va au bout de sa démonstration. Un diamant noir, où le monde s’affiche sous son jour le plus cynique et menaçant, un jour où l’argent l’emporte sur la justice, le mal sur les vaines tentatives pour rendre la vie meilleure. Implacable !

L'extrait

« La liste comportait six questions concoctées par les avocats, et si le jury répondait oui à la cinquième, alors ce serait la folie généralisée. Le juge Harrison y arrivait. Il la lut lentement, en se raclant la gorge, étudiant la réponse. (...)
— Cinquième question : « Estimez-vous, en vous fondant sur la prépondérance de la preuve, que les actes de Krane Chemical étaient intentionnels ou relevaient d’une négligence grave, au point de justifi er l’application de dommages et intérêts punitifs ? »
Réponse : « Oui.»
Mary Grace s’arrêta d’écrire et, par-dessus la tête de sa cliente, se tourna vers son mari, dont le regard se fi gea sur elle. Ils avaient gagné, et rien que cela, c’était déjà enivrant. Quelle était l’ampleur de leur victoire ? En cette fraction de seconde capitale, ils surent qu’elle était écrasante. »

mercredi 4 juin 2008

La revue de juin est en ligne

actualite litteraireCommencer à prévoir la pile de livres que l’on va glisser dans ses bagages cet été requiert des trésors d’ingéniosité : ceux que l’on met de côté pour la plage, ceux que l’on trépigne de dévorer tout de suite… Finies les manoeuvres de grands stratèges, le Club s’occupe de tout ! Offrez-vous donc le luxe d’être cigale et n’écoutez plus les conseils de la fourmi.

Vous pouvez, sans plus attendre, savourer le nouveau Patrick Poivre d’Arvor, un succulent roman d’apprentissage, vous délecter des histoires gourmandes de Jean-Luc Petitrenaud, et encore vous rassasier d’histoire d’amour en compagnie du fameux Marc Levy.
N’ayez crainte, Le Club vous réserve encore de formidables moments de lecture dans ses prochaines revues estivales !

mardi 3 juin 2008

Je n'aurai pas le temps de Hubert Reeves

Une barbe blanche, une voix rocailleuse, un regard lumineux : Hubert Reeves est, depuis un quart de siècle, l'un des hommes qui incarnent la science aux yeux des Français. En lisant ses Mémoires, nous avons donc l'impression d'écouter parler un vieil ami.
Un Québécois devenu citoyen du monde. Un astrophysicien aussi à l'aise à la N.A.S.A., à Montréal et à Saclay, que dans les universités d'Angleterre. Un savant qui, à force d'étudier le ciel et de s'interroger sur le big bang, a su transmettre à des milliers de personnes ses interrogations spirituelles. Un mélomane qui considère une salle de concerts comme une église. Un militant écologiste, enfin, qui nous supplie de penser à ceux qui vivront après nous sur la Terre.

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lundi 2 juin 2008

Corsaires du Levant d'Arturo Perez-Reverte

Mettez les voiles vers l'aventure.
La Méditerranée, en ce début de XVIIe siècle, est un chaudron de haines. Les galères qui s'y défient appartiennent à des ennemis de toujours : Espagnols, Vénitiens, Turcs, Maures... Sur l'une d'elles, La Mulâtre, qui prend attache à Naples, le capitaine Alatriste et son protégé Inigo Balloa - qui rêve de prendre son envol... - pourfendent les corsaires indésirables, les infidèles, voire les Anglais, et affrontent, dans les ruelles des ports, les rapières de brigands et de maris cocus...
Mais, pour La Mulâtre, la Méditerranée peut dissimuler, derrière un cap paisible, le plus mortel des dangers. Le combat, alors, sera à la mesure de l'attente et de la rage de se battre : sans merci ! Avec ce sixième volume des aventures du capitaine Alatriste, Arturo Pérez-Reverte vous fera passer un excellent moment.

Extrait

« La chasse poursuite est une longue chasse et, par la barbe du Christ, celle-là ne l’avait été que trop : une après-midi, une nuit de lune et une matinée entière à courir derrière notre proie par une mer diffi cile, dont les coups faisaient parfois trembler la coque fragile de notre galère, n’avaient rien fait pour nous mettre de bonne humeur. Les deux voiles tendues comme des cimeterres, les rames remontées, et les galériens, les gens de mer et ceux de guerre s’abritant comme ils le pouvaient du vent et des embruns, La Mulâtre, galère de vingt-quatre bancs, avait parcouru presque trente lieues à la poursuite de cette galiote barbaresque que nous tenions enfin à portée de tir. »