Le Blog de l'actualité littéraire

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mardi 26 mai 2009

Mortel Secret de Carlene Thompson

mortel secret Il a fallu beaucoup de courage à Teresa pour revenir à Pleasant Point : huit ans auparavant, elle a assisté au meurtre de son père et sa belle-mère. Sa demi-soeur, Céleste, alors âgée de huit ans, a pu s'échapper, mais s'enferme depuis les faits dans un profond mutisme. En dépit des confessions de Roscoe Lee Byrnes, le qu'en-dira-t-on a toujours soupçonné Teresa d'être la coupable...
A présent, Céleste recouvre ses souvenirs. A présent, Byrnes revient sur ses aveux. A présent, un mystérieux inconnu, qui veut être la main de la justice, fait retomber les soupçons sur Teresa... Alors que la jeune femme lutte pour découvrir la vérité, elle s'aperçoit que tous ceux qu'elle aime ont un secret... et qu'ils sont prêts à tuer pour le garder !

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mardi 7 avril 2009

L'Avers et le Revers d'Olivier Merle

olivier merle Les millions de lecteurs de Fortune de France pensaient que cette formidable saga s'était achevée avec la mort de Robert Merle, voilà cinq ans. Mais son fils Olivier a repris le flambeau, et surtout il a gagné son pari de rester fidèle à son modèle tout en affichant une originalité certaine. La documentation historique est remarquable, et il manie avec brio cette langue moderne mais truffée de vieux mots savoureux, que son père avait inventée.
En même temps, il nous propose une approche nouvelle de l'époque des guerres de Religion en abandonnant le point de vue aristocratique de Pierre de Siorac pour adopter celui de son valet Miroul. Une excellente surprise !

mercredi 4 mars 2009

La Scribe d'Antonio Garrido

la scribe Le Nom de la Rose est une référence absolue en matière de roman historique : ce livre écrit par un Espagnol bourré de talent n'est pas loin de rivaliser avec le modèle ! Il nous conduit en l'an de grâce 799, alors que Charlemagne revendique le titre d'Empereur d'Occident. Mais le sort de sa couronne repose sur les frêles épaules de Theresa, qui a appris le métier de scribe auprès de son père.
Pour échapper aux dangers terribles qui la guettent, la jeune fille va devoir accorder sa confiance à un moine anglais pour le moins énigmatique : Alcuin, homme au flegme inaltérable, est-il un traître cynique ou un serviteur du Bien ? Il possède en tout cas une perspicacité digne de Sherlock Holmes...
Lire le premier chapitre de La Scribe

vendredi 13 février 2009

Le Cerveau de Kennedy de Henning Mankell

henning mankel Louise, nouvelle égérie du polar suédois
Une mère ne connaît-elle pas toujours la nature profonde de ceux qu'elle a enfantés ?... Croire en cela aveuglément deviendra une gageure après la lecture de ce thriller original et envoûtant d'Henning Mankell.
Car non seulement Louise doit affronter la mort de son fils, qui se serait apparemment suicidé (impossible !), mais, alors qu'elle pense avoir atteint le fond de l'abîme, elle se retrouve plongée en plein cauchemar : la chair de sa chair lui a réservé de bien tragiques surprises posthumes... Pourquoi Henrik s'intéressait-il tant au cerveau de Kennedy ? Qu'était-il allé faire, au Mozambique, dans un mouroir pour malades atteints du sida ?...

mercredi 26 novembre 2008

A Cappella de Pierre Perret

pierre perret Tout, tout, tout… vous saurez tout sur le malicieux et délicieux Pierre Perret : véritable légende de la chanson française.
Dans cet ouvrage savoureux, qui fourmille d'anecdotes, Pierre Perret nous raconte toutes les péripéties de ses débuts, à partir de 1954, avec la tendresse, la simplicité et l'humour qui n'appartiennent qu'à lui.
L'auteur-compositeur, interprète de Tord-Boyaux, une chanson qui émut et fit rire la France entière, se laisse aller ici à ses souvenirs, pour le bonheur du lecteur qui le suit après son départ du Café du Pont.
Nous découvrons qu'il fut saxophoniste avant et pendant son service militaire effectué à la caserne Dupleix, membre d'un orchestre requis pour des concerts lors des "Nuits de l'armée". Puis, nous l'accompagnons dans ses rencontres fréquentes avec Georges Brassens, Paul Léautaud, Jacques Brel, Dalida, Boris Vian et même les Platters... Nous assistons à la naissance des premières chansons et vivons avec lui le trac de ses débuts en tournée, dans les cabarets parisiens ou à l'Olympia. De folles années de vache enragée durant lesquelles germait le succès.

Rencontre

Dans votre récit, vous relatez de nombreux dialogues avec des artistes qui vous étaient proches, comme Brassens, Dalida... Teniez-vous dès cette époque des "carnets intimes" ?
Pierre Perret
: Non, je ne tenais pas de carnets intimes. Mais mes tournées avec Charles Aznavour, les Platters, ou encore mes rencontres avec Brel, ont été des moments si exceptionnels qu’ils sont encore très présents dans ma mémoire. C’est aussi la raison pour laquelle j’ai écrit ce livre puisque, comme disait Tristan Bernard : "Il faut écrire ses Mémoires avant de ne plus en avoir !"

Quel est le spectacle qui vous a donné le trac le plus fou ?
Pierre Perret
: Un Musicorama, un de plus, gratiné celui-là. J’en avais déjà fait une bonne dizaine, mais quand je suis arrivé à l’Olympia ce soir-là, jeune chanteur, la guitare à la main, j’ai entendu un vacarme épouvantable dans la salle. Tous ceux qui étaient passés avant moi s’étaient fait jeter comme des malpropres. Dans la salle, c’était apocalyptique. La scène était jonchée de tous les projectiles que l’on peut imaginer : ceintures, casquettes, godasses de toutes sortes, paquets de cigarettes en boule, sandwichs au jambon, boîtes de bière, sodas... Ça volait de toutes parts au milieu de hurlements de protestation. Tout le monde hurlait : "Les Stones ! Les Stones ! Les Stones !" C’était les Rolling Stones qui venaient pour la première fois en France. Tous les blousons noirs de la banlieue étaient dans la salle. Lorsque j’ai entendu la productrice me dire : "Tu peux aller accorder ta guitare. Ça ne va pas tarder à être à toi !", inutile de dire que j’étais livide. La suite est dans le livre, trou de mémoire inclus, mais je vous rassure, cette incroyable soirée s’est terminée en triomphe !

Quel est votre plus beau souvenir ?
Pierre Perret :
J’en ai tellement… peut-être la vie que j’ai vécue.

mercredi 29 octobre 2008

Un Hiver à Madrid de C.J. Sansom

Un Hiver à Madrid La presse l’a comparé à Graham Greene et Hemingway... La plume de C. J. Sansom n’a pas à rougir de ces éloges ; son talent nous offre ici une belle histoire mâtinée d’amour et d’héroïsme.
Une extraordinaire et palpitante intrigue qui, de rebondissements historiques en péripéties amoureuses, nous dévoile un visage inédit de Madrid, et nous tient en haleine de la première à la dernière page.
Au coeur d'une ville qui sort à peine de la guerre, Harry Brett, jeune professeur de Cambridge, est chargé par les services secrets anglais d'espionner Sandy Forsyth, un ancien camarade d'école qui serait en affaires avec des membres de la Phalange. Essayant d'y voir clair dans l'imbroglio des clans fascistes qui se déchirent, de démasquer ces fantômes qui agissent dans l'ombre, Harry va tomber éperdument amoureux de l'une d'elles, Sofia. Mais, quand il pense avoir achevé sa mission et atteint la félicité, sa vie entière est bouleversée par un événement tout à fait inattendu... C. J. Sansom orchestre ici un brillant puzzle, avec de nombreux flash-backs jusqu'au coup de théâtre final, qui vous enlèvera (c'est certain !) un cri d'effroi et d'admiration.

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mardi 30 septembre 2008

Un monde sans fin de Ken Follett

ken follett Vous vous souvenez des Piliers de la Terre ?
Le plus fabuleux des romans épiques trouve enfin une suite.

Quatre-vingt-dix millions d'exemplaires ont été vendus à travers le monde ! Dire que Les Piliers de la Terre ont été un succès phénoménal est un doux euphémisme. Un monde sans fin reprend le flambeau de cette épopée devenue légende : les héros de cet opus sont les descendants des constructeurs de la cathédrale de Kingsbridge, érigée dans l'Angleterre du XIIe siècle.
Nous sommes en 1327, Merthin, Caris, Ralph et Gwenda ne sont encore que des enfants quand ils assistent à une scène terrible qui va lier leur destin à tout jamais... Cachés dans les bois, ils sont les témoins du meurtre de deux soldats de la reine par un chevalier qui enfouit ensuite dans le sol une bien mystérieuse missive... Glorieux et sordide, sublime et répugnant, avec ses cathédrales et son lot d'épidémie de peste, ses gentes dames et ses soudards : Ken Follett vous convie au Moyen Âge !

jeudi 28 août 2008

Délivrez-nous du mal de Romain Sardou

romain sardou Entre simulacres et vrais miracles, le Moyen Âge selon Romain Sardou
Avec ce sixième opus, Romain Sardou a écrit son roman le plus angoissant, le plus noir, et en même temps le plus lumineux. L'histoire commence dans un village du Quercy à la fin du XIIIe siècle, lorsqu'une troupe de soudards mystérieux enlève un petit garçon doué de pouvoirs miraculeux.
Dans toute la chrétienté, des enfants "anormaux" sont kidnappés, des reliques de saints sont dérobées, des hommes de bien sont assassinés. Pour Benedict Gui, détective privé avant la lettre, la clef de l'énigme réside à Rome, dans l'entourage d'Artémidore de Broca, un prélat vieux comme Mathusalem qui fait et défait les papes - et dont certains se demandent s'il est au service de Jésus-Christ ou de Lucifer...

Rencontre

Comment un jeune écrivain d’aujourd’hui peut-il se pénétrer des mentalités médiévales, où le surnaturel se mêlait à la réalité quotidienne ?
Romain Sardou
: Bien entendu, je me repose énormément sur les travaux des éminents historiens qui ont écrit sur cette période du XIIIe siècle. Ensuite c’est le travail du romancier de se saisir de tel ou tel fait, type de croyance ou hypothèse d’expert, et de rendre cela romanesque.
L’avantage avec les médiévistes, c’est qu’ils ont la fâcheuse tendance de ne jamais s’entendre ; lorsqu’on les lit, ce n’est pas un Moyen Âge qu’on découvre, mais une sorte de mosaïque où tout le monde est d’accord sur le fond, et personne sur les détails. C’est du pain béni pour un romancier. Je ne dirais pas que je fais mon marché entre tous ces historiens, mais il y a un peu de ça...

Vous nous promenez de Rome jusqu’au Quercy et jusqu’en Bohême. Pensez-vous que l’Europe était plus unie au Moyen Âge qu’elle ne l’est aujourd’hui ?
Romain Sardou
: Plus unie, non, je ne le pense pas.
On a toujours cette fausse idée d’une Eglise romaine ultrapuissante, qui unirait par sa domination les royaumes et les empires. L’Eglise était toujours sur la brèche, et ne manquait pas d’ennemis à sa mesure. En revanche, on a aussi cette fausse idée d’un Moyen Âge immobile, inculte, entièrement prisonnier de ses superstitions. C’est inexact : les clercs, les idées, les livres bougeaient énormément.

Comment bâtit-on une intrigue aussi complexe ? Quels sont vos "secrets" de fabrication ?
Romain Sardou
: Je sais toujours d’où je pars et où je veux arriver. En revanche, de l’un à l’autre, se passent un nombre incroyable de fausses bonnes idées, de pièges dans lesquels je tombe, de repentirs, d’impasses, de retours en arrière, etc. Pour qu’au bout du compte, le début et la fin s’en trouvent parfois changés !

Lire le prologue et le premier chapitre

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vendredi 1 août 2008

Le livre d'Hanna de Geraldine Brooks

Emotion, Poésie... et suspense : le tour de force littéraire de la fin de l'été
Experte en manuscrits anciens, mondialement réputée, Hanna, Australienne de trente-cinq ans, se croyait rompue à l'art de la restauration. Mais la mission insolite qu'elle se voit confier va lui apprendre que la vie ne cesse de nous réserver des surprises de taille...
Car c'est sur l'un des volumes les plus rares et les plus mystérieux au monde qu'on lui demande aujourd'hui de travailler : brusquement réapparu en Bosnie - nous sommes en 1996 et le pays est toujours en guerre -, le précieux manuscrit, une Haggada (livre de la Pâque juive) de l'époque médiévale, va l'entraîner dans un voyage fascinant aux quatre coins de l'Europe, et lui faire entreprendre, en même temps qu'elle lèvera petit à petit le voile sur le destin incroyable de cet inestimable joyau, un parcours initiatique bouleversant.

Pourquoi nous l'avons choisi

Un futur livre culte, par le prix Pulitzer 2006 !
Il y a ceux qui ne plairont jamais qu’à un cercle restreint de lecteurs ; et il y a ceux qui semblent ne devoir écrire que des ouvrages qui connaîtront un succès mondial ! C’est le cas de Geraldine Brooks, qui s’inspire d’une histoire vraie pour nous offrir un livre événement, qui s’est déjà attiré les louanges de la presse américaine. Le papillon du secret... C’est par la découverte d’un simple papillon, dissimulé dans les pages de la fameuse Haggada, que se déclenche cette fabuleuse intrigue, véritable chef-d’oeuvre du genre !

L'extrait

« J’adore mon travail. C’est ça le problème. C’est pourquoi j’ai accepté cette mission, bien que je sois une trouillarde de première. Pour être honnête, il ne m’est jamais venu à l’esprit de ne pas l’accepter. On ne refuse pas la chance de travailler sur l’un des volumes les plus rares et les plus mystérieux qui existent au monde.
Le téléphone avait retenti à deux heures du matin. (...)
— Tu dormais ?
— Non Amitai, répondis-je. Je suis toujours debout à deux heures du matin ; c’est le meilleur moment de la journée.
— Ah, euh, désolé, mais je pense que ça t’intéressera d’apprendre que la Haggada de Sarajevo a réapparu.
— Non, m’écriai-je, brusquement très réveillée. (...)
— L’O.N.U. a besoin de quelqu’un pour l’examiner. (...) Alors j’ai vu ton nom sur le programme de la Tate, le mois prochain, et je me suis dit que (...) tu pourrais peut-être caser ça dans ton planning ?
— Moi ?
Je sentis ma voix dérailler. »

vendredi 4 juillet 2008

Sépulcre de Kate Mosse

Tarots, magie noire et autres diableries
Octobre 1891 : Léonie Verdier quitte Paris pour Carcassonne.
Dans les bois, elle découvre par hasard les vestiges d'un sépulcre wisigoth. En voulant en savoir plus, elle apprend l'existence d'un jeu de tarots qui détiendrait des pouvoirs maléfiques...
Octobre 2007 : Meredith Martin arpente les Pyrénées dans le but d'écrire une biographie de Debussy. Armée d'une partition pour piano et d'une photo, la voilà plongée, bien malgré elle, au coeur d'une tragédie vieille d'un siècle. Il semblerait qu'une jeune femme ait disparu par une nuit funeste... Deux femmes, des mystères qui s'assombrissent avec le temps, des histoires d'outre-tombe : Kate Mosse possède un indéniable talent de conteuse.

Pourquoi nous l'avons choisi...

On se souvient de Labyrinthe, cet étonnant voyage dans le temps déclenché par un étrange manuscrit retrouvé par le plus grand des hasards. Sépulcre se situe dans la même lignée de fabuleux roman historico-policier, alimenté d’un scrupuleux travail de documentation.
Avec Kate Mosse, le mystère est toujours au rendez-vous et le dépaysement garanti. Même si l’action de Sépulcre se déroule entre les rues parisiennes et les contreforts des Pyrénées, son regard affûté de romancière britannique confère à la France l’aspect brumeux des énigmes éternelles.

L'extrait

« Le geste innocent d’une fille dans un cimetière parisien a réveillé quelque chose qui remue, dans l’enceinte du sépulcre. Une chose qui était tombée dans l’oubli et qui marche à présent, dans les allées envahies par les herbes du Domaine de la Cade. Des yeux non avertis n’y verraient qu’un simple effet d’optique, un jeu de lumière dans l’après-midi déclinant, mais l’espace d’un instant, les statues de plâtre semblent respirer, bouger, soupirer. Et les figures des cartes enfouies sous la terre et la pierre, là où la rivière se tarit, semblent momentanément s’animer. (...) Car, en vérité, cette histoire commence non par les ossuaires d’un cimetière parisien, mais par un jeu de cartes. Le livre d’images du Diable. »

mardi 17 juin 2008

Loin de la rivière de Nathalie de Broc

15 mai 1945. Juliette revient de l'enfer. A l'hôtel Lutetia, elle a attendu avec les autres déportés. Mais personne n'est venu la chercher. Seule, elle rentre chez elle, à Kerbrénou, en Bretagne. Incapable de parler, elle écrit.
En quête de ses origines, elle commence par l'histoire de sa grand-mère : Herminie. La vie était si différente avant les deux guerres. Tout semblait possible, même quand le malheur frappait à votre porte. Pour l'heure, Herminie traverse une épreuve : son mari s'est suicidé. Doucement, elle se reconstruit. Puis, au moment où elle s'y attend le moins, l'amour vient. Elle rencontre Armand de Vrigny. Et cet homme a un rêve, un rêve qu'il veut partager avec elle : partir au Canada pour y fonder une ville...

Rencontre

Vous évoquez l’exil, le courage qu’il faut pour tout quitter et reconstruire ailleurs...
Nathalie de Broc :
C’est quand même très inhabituel, fonder une ville. Il se trouve, en plus, que j’ai découvert qu’un membre de ma famille avait vécu cette incroyable aventure. Il s’agit de mon grand-oncle. J’ai aussitôt eu envie de mettre mes pas dans ceux de cet aventurier. J’ai pu me servir de son journal et m’inspirer de certains épisodes pour l’écriture du livre. Cela m’a influencée pour construire le personnage d’Armand de Vrigny, même si celui-ci reste un personnage, c’est-à-dire, avant tout, une invention.

Herminie, votre héroïne, est profondément attachée à sa Bretagne natale. Seul l’amour la pousse à entreprendre le voyage...
Nathalie de Broc :
Les femmes ont souvent cette capacité de tout quitter par amour. Herminie le fait parce qu’elle choisit de vivre son amour jusqu’au bout. Elle comprend que de toucher au bonheur absolu exige des sacrifi ces. C’est une femme qui agit, elle est plus dans l’action que dans la réflexion, et elle sait vivre le moment présent. Et puis, fonder une ville avec l’être aimé, c’est aussi fort que de faire un enfant...

lundi 9 juin 2008

Le Contrat de John Grisham

Un monde terrifiant et pourtant si réaliste...
Son fils et son mari sont morts empoisonnés... Assassinats ? C'est la thèse défendue par Jeannette, dans le procès à sensation qui l'oppose au géant de la chimie, Krane Chemical. La firme a en effet impunément déversé, des années durant, des pesticides dans l'eau de Bowmore, ce qui a eu pour conséquence la mort de dizaines de personnes innocentes... et ce n'est pas fini !
Or, après soixante et onze jours d'auditions et de témoignages, les jurés ont tranché : le petit "David" a obtenu gain de cause contre le tentaculaire "Goliath" ! Plusieurs dizaines de millions de dollars lui seront versés, ce qui, sans lui ramener ses êtres chers, constitue la reconnaissance éclatante du préjudice subi. Oui mais voilà, le groupe industriel, dont les actions ont commencé à chuter à l'annonce du verdict, ne l'entend pas de cette oreille et se prépare à faire appel. Un nouveau procès, qui risque de mettre les nerfs de tous à rude épreuve...

Pourquoi nous l'avons choisi...

Jeannette Baker, Mary Grace et Wes Payton, Carl Trudeau, Ron Fisk... Retenez bien ces noms, et sachez-le, ils ne sont pas près de cesser de vous hanter ! Pour son vingtième roman, John Grisham a mis les petits dossiers dans les grands et nous offre, en l’honneur de ce retour à son genre de prédilection, un véritable bijou où il va au bout de sa démonstration. Un diamant noir, où le monde s’affiche sous son jour le plus cynique et menaçant, un jour où l’argent l’emporte sur la justice, le mal sur les vaines tentatives pour rendre la vie meilleure. Implacable !

L'extrait

« La liste comportait six questions concoctées par les avocats, et si le jury répondait oui à la cinquième, alors ce serait la folie généralisée. Le juge Harrison y arrivait. Il la lut lentement, en se raclant la gorge, étudiant la réponse. (...)
— Cinquième question : « Estimez-vous, en vous fondant sur la prépondérance de la preuve, que les actes de Krane Chemical étaient intentionnels ou relevaient d’une négligence grave, au point de justifi er l’application de dommages et intérêts punitifs ? »
Réponse : « Oui.»
Mary Grace s’arrêta d’écrire et, par-dessus la tête de sa cliente, se tourna vers son mari, dont le regard se fi gea sur elle. Ils avaient gagné, et rien que cela, c’était déjà enivrant. Quelle était l’ampleur de leur victoire ? En cette fraction de seconde capitale, ils surent qu’elle était écrasante. »

mardi 6 mai 2008

Où es-tu maintenant de Mary Higgins Clark

Le cadeau de fête des Mères de M.H.C. : angoissant !
Cela fait dix ans que Mack, étudiant en droit talentueux, s'est volatilisé, dans des circonstances on ne peut plus mystérieuses. Depuis, il ne donne signe de vie qu'une fois par an : il téléphone brièvement chez lui le jour de la fête des Mères. Sa soeur Carolyn, poussée par le besoin de tirer un trait sur les tragédies qui ont frappé sa famille, décide d'éclaircir cette disparition et de retrouver Mack.
De son côté, la police est de plus en plus persuadée que la soi-disant victime n'est qu'un abject tueur en série. Pour Carolyn, c'est le début d'un voyage jusqu'au bout de la peur !

Pourquoi nous l’avons choisi...

Votre rendez-vous du Club
Pour rien au monde, nous ne manquerions de vous présenter le nouveau Mary Higgins Clark. Pour cette cuvée, le cru est des plus réussis : l’arôme est si délicat qu’il procure des frissons, la robe si élégante, avec une nette dominante de rouge... sang !

Des recettes que l’on aime
Au départ, il y a souvent un incident étrange, un fait divers authentique... Ici, la tension de l’intrigue tourne autour de la disparition d’un fils : l’absence quotidienne, le vide s’opposant à la présence, un coup de fil une fois par an, qui laisse son empreinte dans le coeur meurtri de ses proches. Un suspense où la blancheur de l’innocence se mêle à la noirceur du péché.

L'extrait

« — Allô, maman. Bonne fête. Je t’aime.
Il avait une intonation vibrante, assurée. On dirait qu’il n’a pas l’ombre d’un souci dans l’existence, pensais-je amèrement. Comme toujours le son de sa voix bouleversa maman.
— Mack, je t’aime. Il faut que je te voie, supplia-t-elle. Peu m’importe si tu as des ennuis, des problèmes, je t’aiderai. Mack, pour l’amour du ciel, cela fait dix ans. Ne me torture pas plus longtemps. Je t’en prie... je t’en prie. (...)
— Mack, je te retrouverai. La police a essayé sans résultat. Le détective privé n’a pas eu plus de succès. Mais moi, je réussirai. Je te jure que je réussirai.
J’avais parlé intentionnellement d’un ton calme et ferme, mais en entendant les sanglots de ma mère, je ne me contrôlais plus... »

vendredi 25 avril 2008

Une nouvelle vie de Françoise Bourdin

Alban avait tout pour être heureux. La quarantaine séduisante et pleine d'allant, un métier - pilote de ligne - selon son désir, un amour payé de retour... Tout allait le mieux du monde. Trop bien, peut-être ?... Car la vie décide tout à coup de lui jouer un vilain tour : l'accident, bête, qui le force à abandonner une carrière brillante.
Que faire quand tout s'effondre, et que l'on a besoin de se poser, un temps, histoire de réfléchir à l'avenir ? La maison de famille, voilà l'ultime refuge, celui où trouver la sérénité nécessaire pour se reconstruire. Alban s'installe donc, bientôt rejoint par Valentine, enceinte de deux mois, dans la demeure où il a grandi avec ses frères, Gilles et Colas, tous trois élevés par leur grand-mère, Jo, après la mort de leurs parents. Entre chaleureuses retrouvailles et non-dits étouffants, le retour aux sources risque de révéler bien des secrets enfouis...

Rencontre

La romancière que vous êtes a-t-elle toujours trouvé dans la famille une source d'inspiration privilégiée ?
Françoise Bourdin :
La famille a toujours inspiré largement les romanciers. La mienne était très atypique car mes parents étaient de célèbres chanteurs lyriques. Mon enfance a été bercée par des airs d'opéra et des drames romantiques, de quoi développer mon imagination. Par ailleurs, je pense que presque chaque famille détient un secret, et dans ce domaine la réalité dépasse de loin la fiction ! Enfin, les liens du sang possèdent une force incroyable qui me fascine. Par amour pour les siens, on peut tout bâtir... ou tout détruire.

Vos héroïnes, femmes farouchement modernes, n'hésitent pas, la plupart du temps, à sacrifier leur sacrosainte indépendance par amour. En littérature, comme dans la vie, le sentiments amoureux comblé reste-t-il le grand défi ?
Françoise Bourdin :
Il est impossible de vivre sans aimer, j'en suis persuadée, sinon, on s'étiole. Et tout ce qu'on accomplit par amour a une saveur particulière. Sans sacrifier toute son indépendance, on peut - on doit - faire des concessions lorsqu'on est amoureux, pour préserver ce bonheur rare. Mais il n'est pas toujours aisé de trouver l'être qu'on cherche, celui qu'on a idéalisé. C'est justement le miracle du roman que de pouvoir créer la rencontre ! S'évader du quotidien, rêver, s'identifier, n'est-ce pas le grand plaisir de la lecture ? En tout cas, c'est le défi de l'écrivain.

mardi 15 avril 2008

Chaque femme est un roman d'Alexandre Jardin

Chaque page est un délice
Les romans d'Alexandre Jardin pourraient se résumer en une question : existe-t-il quelque chose de plus passionnant sur Terre que la femme en général et chaque femme en particulier ?
Ces délicieuses pages rassemblent les sourires (et les frasques !) de toutes celles qui ont marqué sa vie : sa mère, personnage fantasque et totalement libéré, ses institutrices, ses profs, ses petites amies, ses grandes amies, les déesses dont il a rêvé, et les créatures de rêve qu'il a vraiment connues... Elles sont japonaises, allemandes ou françaises, saines d'esprit ou complètement siphonnées, attendrissantes ou chaudes comme la braise ! Une petite merveille de drôlerie et de poésie.

Alexandre Jardin et les femmes

Il se trouve que les femmes qui ont percuté ma vie m'ont toutes métamorphosé, d'une manière ou d'une autre. Or j'ai une grande passion pour le changement, pour les êtres qui m'apprennent à désapprendre ce que je sais, à raisonner en dehors des clous. Le fait est que ce rôle crucial a été tenu, dans ma vie, exclusivement par des femmes. Et j'ai follement aimé qu'elle me changent ! Qu'elles m'apprennent le fonctionnement paradoxal de la vie, et surtout de l'amour. Pour moi, rien n'est plus féminin qu'un point d'interrogation. A mes yeux, le monde des femmes est fondamentalement celui de l'interrogation, du doute, de la remise en question chronique, bref, du roman intérieur.

Lire le premier chapitre

Voir l'interview d'Alexandre Jardin dans l'émission Dans quel étagère