mercredi 13 mai 2009
Par Stephanie,
mercredi 13 mai 2009 à 15:14 :: Les extraits
 |
Clara Rojas, qui fut la collaboratrice et l'amie d'Ingrid Betancourt, a été détenue presque aussi longtemps - six années - que cette dernière, qu'elle avait mise en garde contre les dangers de leur voyage fatal, en février 2002. Clara raconte ici sa prison, physique et morale, au sein de cette canopée colombienne impénétrable à la lumière du jour : solitude, fin d'une amitié, cruauté des guérilleros des Farc et dureté de ses compagnons de captivité. |
Que se passe-t-il quand toute votre vie antérieure a été abolie, quand la mort rôde, aussi présente que serpents et moustiques, et que vous comprenez que vous êtes enceinte ? Quel espoir vous reste-t-il quand votre fils de huit mois vous est arraché et que vous ignorez si vous le reverrez jamais ? Ce fascinant combat pour la survie, riche d'enseignement sur la nature humaine, est un véritable itinéraire spirituel.
A lire absolument.
Lire le premier chapitre de Captive
un commentaire
:: aucun trackback
mercredi 22 avril 2009
Par Stephanie,
mercredi 22 avril 2009 à 09:21 :: Les extraits
 |
La Princesse des glaces vous avait offert une vue imprenable sur le charme désuet - et macabre - du fleuron de la côte ouest suédoise, Fjällbacka. Vous aviez alors rencontré des autochtones inoubliables, tels l'extravagante Erica Falck et l'inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi qui a fini par épouser la belle. Prêt pour une nouvelle escapade ? Pour l'été 2003, le mari comblé doit enquêter sur la mort d'une jeune Allemande remontant à 1979 dont le corps vient de resurgir sur la côte. |
Aucun coupable n'avait été appréhendé à cette époque : le suicide de Johannes Hult, jeune garçon étrange, sonnait comme un aveu. Patrik Hedström reprend l'affaire et fouille dans un passé dont les plaies sont mal pansées... Policiers flemmards, adolescents en crise, couples qui battent de l'aile occupent ces pages. Des personnages aussi complexes et authentiques qu'attachants. Un petit chef-d'oeuvre !
Lire le premier chapitre
2 commentaires
:: aucun trackback
mardi 14 avril 2009
Par Stephanie,
mardi 14 avril 2009 à 16:20 :: Les extraits
 | Une ou deux fois par décennie surgit un grand roman américain, un livre capable d'émouvoir ses lecteurs jusqu'aux larmes et de faire briller leurs yeux par la magie de ses évocations. C'est un de ces drames magistraux que David Wroblewski a mis dix ans à écrire. |
Son héros,
Edgar Sawtelle, est né muet dans le nord du Wisconsin, non loin de la frontière canadienne. Pourtant, il vit une enfance merveilleuse dans la ferme de ses parents, Gar et Trudy, éleveurs de chiens très réputés, car à eux aussi il ne manque que la parole. Mais ce jardin d'Eden où les hommes côtoient les animaux va voler en éclat avec l'arrivée de Claude, l'oncle paternel d'Edgar, un mauvais garçon qui amène la violence dans son sillage... Quand Gar meurt soudainement, Claude s'insinue dans la vie de la ferme et dans le lit de Trudy. Accablé de chagrin, Edgar se promet de confronter l'assassin de son père et de faire prospérer le chenil...
Lire le premier chapitre
aucun commentaire
:: aucun trackback
mercredi 11 mars 2009
Par Stephanie,
mercredi 11 mars 2009 à 09:53 :: Les extraits
 |
Richard et Jeanne ont fait du domaine du Balbuzard un site d'exception, un lieu de villégiature idéal. Pendant des années, au prix de nombreux sacrifices, le couple s'est consacré à sa passion commune : restaurer cette demeure pour en faire un merveilleux hôtel. Dans ce havre de paix en totale harmonie avec la nature, en lisière de la forêt d'Amboise, près de Tours, Jeanne et Richard vivent heureux avec leur fille Céline. |
Mais un jour, Richard retrouve sa meilleure amie Isabelle, qui était comme sa soeur avant de devenir son grand amour, celle de qui la vie l'avait brutalement séparé. Sur un coup de tête, il quitte tout pour la jeune femme qu'il n'a jamais réussi à oublier. Mais souffler sur les braises d'un amour de jeunesse suffit-il à changer le cours du destin ?
Lire le premier chapitre de Sans Regrets
aucun commentaire
:: aucun trackback
mercredi 7 janvier 2009
Par Stephanie,
mercredi 7 janvier 2009 à 11:43 :: Les extraits
 |
Evacués en août 1914, les Piquart - Eugène, Sidonie et leurs cinq enfants - rentrent en 1919 dans leur Lorraine bien-aimée. Ils découvrent l'ampleur des dégâts : la région de Verdun a beaucoup souffert. Par chance, leur maison a été épargnée. |
Commencent alors les années de reconstruction et se poursuit pour les petites gens le temps des sacrifices. Rosalie, la fille aînée de quatorze ans, en comprend toute la signification le jour où son rêve de devenir institutrice se brise contre le réel : sa mère décède et l'adolescente est désignée par son père pour s'occuper du foyer...
A partir de l'histoire simple et touchante d'une famille, d'un village (Clercy), l'auteur recrée par petites touches l'atmosphère si particulière de l'entre-deux-guerres.
Lire le premier chapitre
2 commentaires
:: aucun trackback
mardi 30 décembre 2008
Par Stephanie,
mardi 30 décembre 2008 à 09:59 :: Les extraits
 |
Prédateur de prédateurs
Après une série de thrillers médiévaux situés dans une abbaye du Perche, Andrea H. Japp revient au XXIe siècle pour nous offrir un roman si terrifiant qu'il en devient vertigineux ! |
Par-delà l'Atlantique, deux femmes extraordinaires unissent leurs forces pour lutter contre le mal : Diane, une profileuse américaine, et Sara, une Parisienne dont la fille a été assassinée. Dans l'ambiance crépusculaire d'un monde contemporain en plein désarroi, le mystère commence peu à peu à se dissiper. Les deux combattantes devinent qu'un serial killer traque de par le monde les serial killers... Qui est ce prédateur de prédateurs ? Et doivent-elles le soutenir ?
Lire le premier chapitre
Lire la suite
aucun commentaire
:: aucun trackback
mardi 9 décembre 2008
Par Stephanie,
mardi 9 décembre 2008 à 15:07 :: Les extraits
 |
Si Ulysse vivait aujourd'hui, il serait irakien, et son odyssée le conduirait vers les rivages enchanteurs de la Grande-Bretagne. Avec un brio étonnant, Eric-Emmanuel Schmitt revisite le mythe, et nous conte les aventures de Saad, ce jeune homme élevé sous la dictature atroce de Saddam Hussein, qui accueille l'armée américaine avec joie, avant de voir ses proches décimés par la guerre civile. |
Il n'a plus qu'une idée : fuir l'enfer et commencer une seconde vie à Londres. Le Caire, Malte, la Sicile et la France seront les étapes d'un périple où il croisera les réincarnations modernes de Circé, du Cyclope ou de la douce Nausicaa.
Un livre émouvant sur le sort des clandestins attirés par les mirages de l'Europe.
Extrait
« Je m’appelle Saad Saad, ce qui signifie en arabe Espoir Espoir et en anglais Triste Triste ; j’aurais voulu m’en tenir à ma version arabe, aux promesses fleuries que ce nom dessinait au ciel ; j’aurais souhaité, l’orgueil comme unique sève, pousser, m’élever, expirer à la place où j’étais apparu, tel un arbre, épanoui au milieu des siens puis prodiguant des rejets à son tour, ayant accompli son voyage immobile dans le temps ; j’aurais été ravi de partager l’illusion des gens heureux, croire qu’ils occupent le plus beau site du monde sans qu’aucune excursion ne les ait autorisés à entamer une comparaison ; or cette béatitude m’a été arrachée par la guerre, la dictature, le chaos, des milliers de souffrances, trop de morts. (...)
Je m’appelle Saad Saad, ce qui signifi e en arabe Espoir Espoir et en anglais Triste Triste. Parfois je suis Saad
l’Espoir, parfois Saad le Triste, pourtant à coup sûr aux yeux du plus grand nombre je ne suis rien. »
un commentaire
:: aucun trackback
lundi 10 novembre 2008
Par Stephanie,
lundi 10 novembre 2008 à 10:29 :: Les extraits
 |
"La jeunesse d'aujourd'hui imagine mal l'extraordinaire parcours qui a été celui des femmes au XXe siècle."
Ainsi commencent les Mémoires de Benoîte Groult, cette fille de bonne famille née en 1920, élevée chez les soeurs, et que rien ne prédisposait à devenir l'une des pionnières du féminisme. |
Elle dit tout avec une franchise époustouflante : ses mariages avec Georges de Caunes et Paul Guimard, sa recherche du plaisir sexuel, sa soif inextinguible de liberté, son combat pour l'égalité des sexes qui se traduit aujourd'hui par la revendication de parité. Et comme l'humour est la meilleure des armes, elle nous offre des pages très savoureuses sur la bêtise et la vulgarité des éternels misogynes !
Lire le premier chapitre de Mon Evasion
En savoir plus en video
un commentaire
:: aucun trackback
mercredi 10 septembre 2008
Par Stephanie,
mercredi 10 septembre 2008 à 10:59 :: Les extraits
 |
A l'origine de ce roman, un fait divers : la défenestration d'une femme chinoise sans-papiers.
A l'origine de ce roman, le fils venu de Chine chercher les cendres. Le fils bouleversé, arpentant les rues de la Ville lumière. Derrière les apparences - la beauté, les richesses - se cache le mensonge. |
Celui de sa mère, Li Mei, et de trop nombreux clandestins. Comme elle lui a menti sur ses conditions de vie ! Il cherche à comprendre. Lui, qui est de passage, fait de douces rencontres (Thomas Schwartz, écrivain ; Anne Latour, documentariste réalisant un film sur Marguerite Duras, etc.) Le pire et le meilleur se trouvent ici...
Un roman polyphonique écrit contre l'oubli, où Olivier Poivre d'Arvor donne le pouvoir à la fiction de capturer la "vérité" de cette tragédie.
Lire le premier chapitre du livre Le Voyage du fils
aucun commentaire
:: aucun trackback
lundi 1 septembre 2008
Par Stephanie,
lundi 1 septembre 2008 à 11:21 :: Les extraits
 | Wasserman, jeune journaliste new-yorkais, qui, bébé, a échappé aux camps de la mort, est chargé de "couvrir" le procès Sonderberg : l'étudiant allemand Werner Sonderberg est accusé d'avoir assassiné son oncle, Hans Dunkelman, avec lequel il était parti en randonnée dans les monts Adirondacks. |
D'abord étranger aux débats - il est spécialiste des pages théâtrales -, Wasserman ne tarde pas à se passionner pour la personnalité de Sonderberg, qui s'affirme coupable de la mort de Dunkelman, et également non-coupable... Coupable et non-coupable, que peut-il entendre par là ? Pour le journaliste, le drame judiciaire, relancé par un stupéfiant coup de théâtre, va remettre en cause la vision qu'il a de son propre passé et de son destin, et même son identité.
Prix Nobel de la paix, écrivain qui cherche inlassablement à déchiffrer le mystère de l'homme et le sens du mal,
Elie Wiesel signe ici
un roman capital.
Lire le premier chapitre
aucun commentaire
:: aucun trackback
vendredi 22 août 2008
Par Stephanie,
vendredi 22 août 2008 à 10:54 :: Les extraits
 | La tension monte d'un cran dans ce nouvel opus du génial Serfaty ! Retour à la case départ pour les époux Flamand, enquêteurs préférés de l'auteur-médecin. L'enquête qu'ils pensaient avoir bouclée avec la mort du maître de Fight, spécialiste des manipulations mentales, est réouverte après la découverte d'autres décès étranges à l'Institut de soins psychologiques. |
Pour ce nouveau défi, Erik et Laura, toujours amoureux mais un peu en froid, peuvent compter sur leur chère collègue de la Crime, Marina, et aussi sur une nouvelle complice : Marlène, prof de sport à l'Institut. Cette fine équipe, qui n'est pas sans rappeler la série Les Experts, s'aperçoit que le maître a laissé derrière lui des disciples, que la clinique tourne à la secte, et que les enfants venus y guérir de leur phobie sont en danger. La tension monte d'un cran, lorsque Léa, leur petite protégée, disparaît... Un polar choc qui joue avec nos nerfs.
Extrait
« — Il est mort, bon sang, on l’a eu leur maître ! Il est mort, répéta Laura, incrédule. (...)
— Ces jeunes gens que tu as vus se faire dévorer par des fauves, sauter d’une tour, s’encastrer dans un mur au volant d’une voiture lancée à folle allure, toutes ces personnes étaient manipulées par un seul type qui leur avait donné la possibilité médicale — ou plutôt chirurgicale — de s’affranchir de la peur, donc de leur phobie. C’était leur maître... »
Le site de Thierry Serfaty
un commentaire
:: aucun trackback
mardi 19 août 2008
Par Stephanie,
mardi 19 août 2008 à 09:30 :: Les extraits
 | L'esclavage constitue de toute évidence une tache indélébile dans l'histoire de France. Mais pour en mesurer toute l'horreur, il faut envisager ce commerce avec les yeux d'un homme du XVIIIe siècle. |
C'est ce que fait admirablement Michel Peyramaure en prêtant sa plume à François Dumoulin, un brave garçon qui entre au service d'un armateur négrier. Au fil des années, il apprend toutes les ficelles du métier. Partis de Nantes ou de Bordeaux, les navires de la traite vont charger leur "marchandise" au Cap-Vert ou à Gorée, près de Dakar, puis la revendent en Martinique ou à Saint-Domingue. Jusqu'au jour où Dumoulin comprendra que ces "animaux savants" sont des hommes à part entière.
Extrait
« L’idée m’est venue d’entreprendre un récit, non sous forme de mémoires, car je ne suis pas un personnage digne de passer à la postérité, mais de témoignage sur le temps des négriers.
(...) En ce qui concerne mes activités d’esclavagiste, le repentir n’est pas tombé sur moi comme par un coup de vent par une mer calme. La porte derrière laquelle j’abritais mes scrupules ne s’est ouverte que lentement et parfois en grinçant. Avec les temps de réfl exion qu’elle suppose, la retraite a provoqué les dernières poussées. Je vis aujourd’hui devant une porte largement ouverte sur le passé, ses lumières et ses ombres. »
un commentaire
:: aucun trackback
lundi 28 juillet 2008
Par Stephanie,
lundi 28 juillet 2008 à 11:17 :: Les extraits
 |
De la prise de Capri à la retraite de Russie : du grand Dumas !
L'histoire du manuscrit du Chevalier de Sainte-Hermine est à elle seule déjà tout un roman... Le début des aventures du personnage éponyme, appelé à devenir un héros de la littérature classique, commence dans le Moniteur universel. Alexandre Dumas n'a (hélas !) pas le temps d'écrire la suite, mais trace dans l'un de ses courriers, adressé au directeur du journal, le plan précis des péripéties qu'il avait l'intention de rédiger... |
Retrouvant cette lettre, Claude Schopp, éminent spécialiste du maître, devient le porte-plume du romancier disparu. C'est ainsi que nous découvrons comment Hector, ancien comploteur royaliste, dernier héritier d'une terrible vengeance familiale, va peu à peu se rallier à Napoléon... Tout le souffle des grands romans d'Alexandre Dumas enfin retrouvé !
Etoffe de héros
« Lorsqu’il apprit par Manhès que Lamarque était arrivé à Naples et qu’il projetait une expédition pour prendre Capri, Hector de Sainte-
Hermine se rendit au quartier du général pour lui présenter ses respects ; à peine lui eut-on annoncé la présence d'Hector dans l’antichambre que le général s'avança à sa rencontre.
- Voici donc l’Attila des brigands ! s’écria-t-il.
Mon cher, vos exploits vous ont précédé. Le général Reynier m'a dit miracle de vous. A l'en croire, vous faites des choses surhumaines. J’aurais bien besoin de vous ! Venez avec moi prendre Capri.
- Capri ? C’est une forteresse imprenable. Impossible !
- Vous refusez ? demanda Lamarque avec un ton de déception.
- Je n’ai pas dit cela. Une telle gageure me séduit fort. »
aucun commentaire
:: aucun trackback
jeudi 10 juillet 2008
Par Stephanie,
jeudi 10 juillet 2008 à 10:12 :: Les extraits
 | Il faut si peu de choses pour faire de notre vie un enfer d'angoisses : une petite voix suppliante derrière un mur, celle d'un enfant au coeur de la nuit, et nous imaginons le pire. Emma n'en dort plus et se sent totalement démunie. |
Car son voisin n'est autre que l'éminent chirurgien Douglas Malik, directeur de l'hôpital dans lequel exerce aussi Sam, son mari. Mais comment révéler l'innommable sans mettre son couple et ses enfants en péril ? En se confiant à une assistante sociale, Emma va ouvrir la boîte de Pandore, celle qui libère aussi la haine, la folie... et le diable lui-même. Pour elle et les siens, commence alors une course suicidaire contre la montre dont personne ne sortira indemne. Après huit best-sellers, Judith Kelman continue à épouvanter nos nuits. Et c'est délicieux !
Un début de bon augure
« A travers un interstice entre les stores, j’observai nos nouveaux voisins emménager chez eux avec une bombe à retardement de vingt-cinq kilos et d’un mètre vingt. L’explosif avait habilement pris la forme d’une petite fille de sept ou huit ans, toute menue, avec de beaux cheveux et une mine revêche. »
aucun commentaire
:: aucun trackback
lundi 7 juillet 2008
Par Stephanie,
lundi 7 juillet 2008 à 10:48 :: Les extraits
 |
Le cercle des copines
A Londres, comme dans toutes les grandes villes, trop de femmes souffrent de solitude, et Eleanor a envie de faire quelque chose. Le vendredi soir, elle décide de recevoir. D'abord ses deux voisines, Lindsay et Paula, qui élèvent seules leurs enfants. Puis, la jolie jeune femme qui habite en face, Blaise, chef d'une petite entreprise. |
Très vite l'associée de celle-ci, Karen, rejoint le cercle, ainsi que Jules, la jeune soeur de Lindsay qui adore la House Music et rêve de devenir DJ. Très différentes, ces six femmes vont pourtant rapidement se lier d'amitié. Tous les vendredis, elles se retrouvent et parlent des hommes, de leur travail, des enfants, etc. Mais le jour où Paula rencontre le séduisant Jackson, l'équilibre du groupe est menacé...
Extrait
« Elle se souleva de son fauteuil pour scruter la rue en amont et en aval. A cette heure de l’après-midi, elle était déserte. La prochaine fois que je les vois, se promit Eleanor, je les aborde. La prochaine fois !
En obéissant à cette impulsion, elle avait moissonné Paula et Toby, Lindsay et Noah. Puis Jules. Jules ! Puis Blaise. Puis Karen et Rosie et Poppy et enfin Lucas. (...)
Elle avait assisté à leurs rencontres à tous, avec ou sans atomes crochus, puis, le temps passant, à leur acclimatation mutuelle. Elle avait observé la nervosité de Paula, l’excentricité de Jules et la détermination de Blaise à alternativement prendre le dessus ou chanceler. Elle avait vu des couples se former et se séparer, des enfants diviser pour régner, des hommes perplexes ou piqués au vif, tourner autour de la trompeuse vulnérabilité de Lindsay, de l’originalité de Jules et du supposé sérieux de Blaise. Mais quelque chose dans les profondeurs du groupe, le noyau dur de ce petit monde féminin structuré par le hasard, avait résisté et
s’était révélé trop solide pour être facilement démantelé. (...)
La donne avait changé, bien entendu, le jour où la fortune avait souri à Paula. »
Voir l'interview de Joanna Trollope au sujet de son livre Les Vendredis d'Eleanor
aucun commentaire
:: aucun trackback