Amours

Léonor de Récondo

Nous sommes en 1908. Victoire de Champfleuri a épousé, cinq ans plus tôt, sans l'aimer, le notaire d'un village du Cher, Anselme de Boisvaillant, et leurs rapports intimes lui font horreur. Anselme se console donc avec leur jeune domestique de dix-sept ans, Céleste. Un jour, Victoire surprend cette dernière nue et comprend qu'elle est enceinte de son mari... Sollicitée, la « faiseuse d'anges » est impuissante : la grossesse remonte à six mois. Victoire, tout en écrasant son mari de son mépris, décide qu'ils s'approprieront l'enfant, et Céleste y consent. Le 3 février 1909 naît Adrien de Boisvaillant, aussitôt retiré à sa mère. Victoire, cependant, ignore qu'un nouveau-né a besoin de gestes de tendresse maternelle et elle le laisse vagir dans son berceau en couvrant ses plaintes de furieux accords de piano... Alors qu'Adrien est sur le point de mourir, Céleste l'emporte dans sa chambre. Victoire les rejoint et se couche avec eux dans le petit lit de fer où le bébé reprend vie. Un événement inimaginable se produit alors sous ce toit bourgeois, dans ce milieu corseté de principes intangibles : Victoire et Céleste découvrent ensemble l'ivresse d'une passion physique dont elles ignoraient même qu'elle fût possible... La superbe écriture de Léonor de Récondo donne vie à ce drame social et humain. Lire la suite

280 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 14 x 18,3 cm

Citation presse

« Léonor de Récondo excelle à promener un regard très contemporain sur les époques passées. Son style spontané, concis, direct, passe au laser les existences les plus troubles, pour révéler leur nature profonde. » Télérama

« Léonor de Récondo capture cette tension de ceux qui vivent aux lisières des grandes folies. Dans cette histoire d'amour entre deux femmes, elle parvient à dire la force d'une jeune fille humiliée, aimée, broyée. » L'Express

« Sur une partition mille fois jouée avant elle, d'abord interprétée avec une ironie délectable, celle qui est aussi violoniste de musique baroque compose une variation audacieuse. Si, dans Pietra viva, elle explorait les veines figées du marbre, ici ce sont les corps bien vivants qu'elle ausculte de sa phrase aussi aiguisée qu'un scalpel. » Elle

« Amours n'est pas un roman de terroir, une aventure sociale ni une fiction historique, mais un livre qui décrit la force du sentiment, la puissance instinctive du désir et le sens du sacrifice dans un monde cadenassé qui a tout à voir avec le nôtre. » Lire

« Il y a du Mauriac dans la description au scalpel d'une province assoupie où bouillonnent les frustrations intimes et les secrets vénéneux, dans l'alternance de douceur et de dureté, de sensualité et d'intériorité. » La Croix

« Dans une langue très pure, Léonor de Récondo exprime la violence du sentiment amoureux, qui peut conduire, irrépressible, à tous les extrêmes. Avec cette histoire d'une femme qui se débarrasse de ses corsets et de ses carcans, la violoniste baroque impose une musique fluide et percutante. » L'Obs

1er chapitre de Amours

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